Dossier : 2009-2010, retour sur deux années de catastrophes naturelles d’ampleur

    Sur les 20 dernières années, le coût des catastrophes climatiques pour le secteur de l’assurance a été estimé à 34Mds d’euros par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Un chiffre considérable, mais le plus inquiétant tient surtout à la multiplication des évènements d’ampleur comme les tempêtes Klaus et Xynthia en 2009 et 2010.

    L’année 2009
    Le 24 janvier 2009, le Sud-Ouest de la France est littéralement balayé par la tempête Klaus. Des vents atteignant des vitesses de 160, voire 180km/h sont relevés par endroits. Elle n’aura pourtant duré que quelques heures, mais les dégâts sont considérables. Au total, les assureurs ont ouvert plus de 715.000 dossiers comme autant de sinistrés. Le bilan définitif faisait état de 1,537Mds d’euros de dommages.

    A peine quelques semaines plus tard, c’est au tour de la moitié nord de la France d’être traversée par une tempête. Quinten, qui a sévi entre le 9 et le 10 février 2009, était certes moins violente que Klaus, puisque les plus fortes vitesses de vents n’ont guère dépassé les 140km/h. Mais elle a également pesé sur les comptes des compagnies d’assurance qui se sont retrouvées en moins d’un mois avec pratiquement tout le territoire français sinistré par une tempête. La facture pour Quinten avoisinait les 200M d’euros.

    Après le vent et la pluie, c’est au tour de la grêle. Les 22 et 24 mai, deux épisodes particulièrement terribles ont touché respectivement le département de la Loire et la ville de Toulouse. Des milliers de véhicules, de fenêtres, de vitrines sont endommagés. Pour ces deux évènements cumulés, le montant des dommages s’élève à plus de 200M d’euros, soit une facture plus importante que pour la tempête Quinten.

    L’année 2010
    La catastrophe marquante de l’année 2010 reste sans aucun doute le passage de la tempête Xynthia le 28 février dernier. 53 personnes ont trouvé la mort dans cette catastrophe d’une rare intensité. Il faut remonter à la tempête de 1999 pour trouver un événement climatique plus meurtrier (92 morts). Le violence de la tempête Xynthia a également engendré des dégâts matériels colossaux. Des dizaines de milliers de familles ont tout perdu. Le nombre de déclarations de sinistres centralisé par le Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (Gema) et la FFSA avoisine les 400.000 pour un coût total de 1,2Mds d’euros.

    Dernier événement d’ampleur et tragique en date, les inondations dans le Var. Le dernier bilan faisait état de 25 morts et 5 disparus. Il est encore trop tôt pour établir un bilan des dommages matériels, mais la facture pourrait être une nouvelle fois très élevée pour les assureurs. En effet, les dégâts liés aux inondations sont parmi les plus chers pour les compagnies d’assurance. A titre d’exemple, pour la tempête Xynhtia, l’indemnisation moyenne pour un sinistre dû aux vents était d’environ 1.000 euros, par dossier quand elle dépassait les 21.000 euros pour les inondations.

    La succession de toutes ces catastrophes naturelles conjuguée à une période de crise économique devrait faire réagir le monde de l’assurance, notamment au niveau des tarifs des contrats. Les primes en habitation et en automobile devrait être réajustées. Ce sera l’objet de la troisième partie du dossier.

    Article suivant : catastrophes naturelles à répétition, quelles conséquences pour les assurés ?


    un commentaire sur “Dossier : 2009-2010, retour sur deux années de catastrophes naturelles d’ampleur”

    • Sylvain Vues :

      Bonjour, un arbre de ma propriété est tombé chez mon voisin suite a une tempête. Les vents soufflaient à plus de 160 km/h selon la météo de ma région). Mon assurance refuse de prendre en charge les dégâts prétextant que l'arbre était vétuste et que je ne l'ai ni entretenu, ni élagué. Que faut-il faire pour être couvert dans tous les cas ? Faut-il « déclarer » chaque arbre ?

    Laissez votre avis