Assurer le chasseur et son arme de chasse

    Le chasseur doit également être couvert contre un accident qui pourrait être de son fait. Sans oublier le fusil de chasse

    La chasse se caractérise par sa dangerosité, ce qui a incité le législateur à obliger les pratiquants à s’assurer en responsabilité civile, pour les dommages causés à autrui. Mais le chasseur doit également être couvert contre un accident qui pourrait être de son fait. Sans oublier le fusil de chasse qui est au chasseur, ce que la raquette est au tennisman : son outil premier pour sa passion.

    Les assurances “individuelles accident” du chasseur sont en général proposées par les assureurs « chasse ». Il est toutefois possible, dans de rares cas, de voir apparaître ce type de couverture dans le cadre de contrat « garantie des accidents de la vie ». La chasse est très souvent une exclusion et l’utilisation d’arme aussi de ces contrats. Or, un accident arrivera par exemple en nettoyant l’arme, sans action de chasse. D’où l’intérêt pour des assurances spécifiques.

    Les assurances “individuelles accidents corporels” couvrent ainsi toutes blessures causées lors d’une action de chasse ou liées à la chasse. Il s’agit, au minimum, de verser un capital en cas de décès ou d’incapacité, calculé lors de la signature du contrat et fonction de la durée et de la teneur de l’infirmité.
    L’assurance individuelle prend également en charge les frais médicaux liés à l’accident, ainsi que le transport voire « la première prothèse » pour certains. Ces assurances viennent en complément des remboursements de la Sécurité Sociale et d’une éventuelle complémentaire santé.

    Les assureurs prenant en charge la responsabilité civile du chasseur proposent également d’assurer les armes. Celles-ci coûtent de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, et sont donc assez précieuses pour mériter une garantie spécifique. Si elles sont couvertes en cas de vol dans un véhicule assuré contre le vol des objets contenus, elles ne le sont pas contre les dommages résultant d’une action de chasse ou contre la perte, par exemple.

    Comme dans souvent pour ce type de garantie, une franchise reste à payer et il est impératif de prouver la valeur de l’arme avec une facture ou une expertise avant le sinistre. L’assureur demandera en général de préciser au contrat les armes en possession de l’assuré, d’évaluer un capital et de signaler tout changement (acquisitions, cessions…)

    Enfin, les accessoires (lunettes, jumelles, étuis…) sont également couverts, mais il faut se le faire confirmer par l’assureur. Les montants assurés peuvent varier, tout comme les franchises. Des plafonds sont parfois définis par an ou par sinistres. Il convient donc de faire bien attention donc à rester bien assurer en fonction de ses plafonds et franchises.


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