Dossier : L’assurance des véhicules adaptés aux handicapés

    Être handicapé ne veut pas forcément dire être totalement dépendant. Si certaines personnes ne sont plus valides à 100%, d’autres peuvent toutefois continuer exécuter des tâches quotidiennes, ou même à conduire un véhicule si toutefois ce dernier à été modifié en conséquence. A la question de savoir combien coûte une assurance pour une auto adaptées aux personnes handicapées, nous avons également tenté de savoir si il existait des surprimes ou des exclusions de garantie pour ce genre de véhicules.

    Lorsqu’une personne handicapée souhaite se déplacer sur de longues distances, elle peut le faire grâce à des véhicules spécialisés. Ces automobiles adaptées sont capable de les accueillir avec leur fauteuil par exemple (ambulances, voitures médicalisées), ou bien elles sont modifiées en fonction du handicap pour que la personne puisse conduire de manière autonome. Des équipements spéciaux sont alors installés sur la direction, on remplace parfois les pédales par un « joystick », ou bien on modifie la portière pour une meilleure accessibilité aux commandes.

    Des allocations sont alors délivrées principalement par deux organismes qui sont l’AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion professionnelle des Personnes Handicapées) et la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées), et qui permettent de financer les travaux sur le véhicule. Pourtant, se faire assurer coûte souvent plus cher que la normale du fait de particularité de l’auto, mais aussi et surtout du fait du handicap.

    En effet, il est préférable de signaler à son assureur, lors de la signature d’un contrat auto classique, si le véhicule a subit des aménagements pour faciliter la conduite. Mais cette démarche est perverse, car elle vise très souvent à renseigner si l’assuré est en situation de handicap: un risque supplémentaire pour les assureurs qui en profitent alors pour majorer leurs tarifs.

    « Il y a encore quelques années, les personnes en situation de handicap étaient considérées comme des conducteurs présentant des risques aggravés » précise Souad Yamani, directrice du cabinet CCA Georges V, qui propose une gamme de produits répondants aux besoins des personnes handicapées depuis 1998. « Les véhicules aménagés sont très couteux. Il arrive parfois que les équipements dépassent la valeur du véhicule acheté neuf, explique Souad Yamani. Les personnes handicapées amortissent un véhicule sur plusieurs années. »

    L’assurance automobile pour ces véhicules est souscrite à partir de contrats de base, auquel on rajoute des garanties spéciales. Pourtant, signaler à l’assureur son handicap et les aménagements portés sur la voiture, donc les frais supplémentaires occasionnés, sont nécessaires en cas d’accident. Cette précaution garantie le véhicule et les adaptations en cas de dommage ou de vol. Elle est particulièrement utile lorsque les modifications apportées ont été coûteuses. Si la responsabilité d’un accident incombe à un autre conducteur, le propriétaire handicapé du véhicule a droit à un remboursement intégral.

    Heureusement, certains assureurs proposent des contrats adaptés, des garanties assistance dépannage 0km avec prise en charge du fauteuil, ou encore des réductions sur présentation d’un justificatif de handicap. Parallèlement, Renault propose aux personnes handicapées la possibilité de souscrire à une extension de garantie à tarif préférentiel grâce au contrat de service « Handi-services ». Pour assurer la mobilité des personnes handicapées en cas d’immobilisation de leur véhicule, Renault a mis à disposition de chaque direction régionale un Kangoo équipé spécialement pour leur conduite et leur transport.


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