État des lieux du marché de l’assurance obsèques

    L'assurance obsèques ne connaît pas la crise. Sur l'année 2009, les souscriptions de convention et les cotisations collectées ont connu des croissances à deux chiffres.

    L’assurance obsèques ne connaît pas la crise. Sur l’année 2009, les souscriptions de convention et les cotisations collectées ont connu des croissances à deux chiffres.

    Depuis 2003, le marché de l’assurance obsèques affiche de belles performances. En sept ans, le nombre de contrats en portefeuille a augmenté de 75% pour atteindre 2,5M de titulaires en 2009. Les contrats en capital ont la côte auprès du grand public. Ils représentent en effet 74% des souscriptions.

    Mais plus que les bons chiffres du secteur, enregistré dans un contexte de crise, c’est le potentiel énorme qui fait du segment de la convention obsèques une mine d’or. Ainsi, selon la FFSA, seules 17% des personnes décédées en 2009 avaient souscrit un contrat pour l’organisation de leurs funérailles. Le marché est donc lucratif, d’autant qu’il est tout à fait possible de souscrire une assurance obsèques dès l’âge de 18 ans. Dans la pratique, démarcher des jeunes qui sortent à peine du lycée pour leur proposer des conventions obsèques reste certainement peu rentable, le cœur de cible se situant plutôt après la quarantaine aux alentours de la cinquantaine.

    Le coût des obsèques en France

    Selon les chiffres de la FFSA, en moyenne les capitaux garantis dans le cadre d’un contrat en prestations s’élevaient à 4.100 euros, en hausse de 11% par rapport à 2008. Pour les contrats en capital ce chiffre est en augmentation de 9% à 3.730 euros. Des montants qui couvrent à peine le coût moyen d’une inhumation en France. Ce dernier a en effet explosé ces dernières années. Alors qu’il était d’environ 3.000 euros en 2007, il avoisinait les 4.000 euros en 2010.

    Les Français sont toutefois de plus en plus nombreux à se dire prêt à opter pour la crémation. Ils sont 52% à pencher pour cette solution selon un sondage Ipsos de septembre 2010. Une option en moyenne 30% moins chère que l’inhumation.


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