Grippe A: et après ?

L’épisode santé de cette année 2009 est sans conteste celui de la grippe A (H1N1), que ce soit à travers l’hexagone ou dans le monde. On apprenait juste avant le weekend par l’Institut de veille sanitaire (INVS) que le virus avait fait 14 nouveaux décès en métropole cette semaine, soit un total de 164 morts depuis le début de l’épidémie. La maladie semble pourtant se stabiliser et la campagne de vaccination est à présent bien entamée. Mais que va t-il se passer après le virus de la grippe A ? C’est la question que beaucoup se posent… En a-t-on totalement terminé avec cette pandémie ? Comment se faire dédommager si des effets secondaires après vaccination apparaissent, ou encore que vont faire les autorités pour éviter la propagation d’un nouveau virus ? Ce sont les points que nous allons tenter d’éclaircir afin de savoir quels enseignements tirer de cette épidémie et comprendre ce que sera l’après grippe A.

Une chose est sûre, plus personne ne verra la grippe comme une simple maladie hivernale passagère bénigne. A l’heure de la vaccination et après de nombreuses campagnes de prévention, tout le monde à pris la mesure de la situation. Mais que va-t-il se passer après ?

Tout d’abord, avec 94 millions de doses de vaccins achetées, le gouvernement devra revoir ses calculs, car même si la population se déplace en masse dans les centres de vaccination, les autorités ne pourront probablement pas écouler tout le sérum. Situation d’urgence oblige, c’est l’Assurance maladie qui va payer la note cette année (1,5Mds d’euros environ), ce qui ne devrait pas arranger le trou de la Sécurité sociale… De plus, environ 15% du coût total de ces doses est pris en charge par les mutuelles et les complémentaires santé, de quoi faire augmenter  encore un peu plus les cotisations en 2010. Si une nouvelle ère grippale venait à pointer le bout de son nez, ce serait cette fois-ci le portefeuille du contribuable qui serait mis à mal.

En ce qui concerne les prises en charge individuelles liées à cette infection, ces dernières devraient s’améliorer à l’avenir. Le test de dépistage du virus n’était jusque là ni remboursé par la Sécurité sociale, ni par les assurances complémentaires. Pour savoir si vous aviez contracté la grippe A, il fallait payer environ 100 euros, cette somme devrait baisser et être prise en parti en charge dans les mois à venir devant la banalisation du virus. De plus, si vous êtes contaminé par la grippe A, les traitements sont remboursés par l’Assurance maladie aux conditions habituelles après prescription de votre médecin.

Ensuite, pour ceux qui ont été affectés par des effets secondaires dus au vaccin, notamment des douleurs au site d’injection, des réactions inflammatoires, des douleurs générales, de la fièvre ou encore de la fatigue, les sérums devraient être mieux adaptés dans le futur. En effet, devant l’urgence de la pandémie, les doses produites en grande quantité étaient mal adaptées et l’adjuvant à l’intérieur a fait polémique. En règle générale, votre mutuelle santé ne couvre pas les frais liés aux effets secondaire des vaccins, puisqu’ils sont très rares. Toutefois, les assurances santé vont devenir de plus en plus exigeantes sur la mise à jour et la régularité des vaccins pour les particuliers, afin de palier à toute nouvelle épidémie, que ce soit de grippe ou autre.

De même pour les entreprises qui vont devoir prendre des mesures d’hygiènes et de protections renforcées face à cette épidémie. Certaines firmes touchées par un manque de personnel infecté ont vu leur chiffre d’affaire baisser sensiblement. Une situation que les compagnies d’assurance indemnisent rarement mais qu’elles vont devoir prendre de plus en plus en compte… En ce qui concerne le futur, et face à l’impossibilité de dépister ce virus chez tous les malades, l’Éducation nationale devrait proposer à tous ses personnels des écoles, collèges et lycées de se protéger contre le virus de la grippe A sans exception. De grandes campagnes de vaccination devraient également voir le jour chaque année, et évidemment les élèves devront aussi se faire injecter le sérum afin d’éviter de nouvelles propagations.

Pour conclure, au niveau international, l’Organisation mondiale de la santé avertit pour l’heure qu’il est “trop tôt” pour dire que la pandémie de grippe A est terminée. De plus, la vague de grippe H1N1 survenue dans l’hémisphère nord au tout début de la saison froide pourrait être suivie d’une deuxième, car le virus s’est “propagé incroyablement tôt pour une grippe” cet hiver. C’est l’une des raisons pour laquelle l’OMS estime que le vaccin reste toujours d’actualité. En France, le virus semble atteindre un premier “plateau épidémique” et sa propagation stagne. Alors que l’ensemble de la population est désormais appelée à se faire vacciner, le programme de vaccination sera considérablement allégé pour la période des fêtes de fin d’année . Les centres seront fermés les après-midis des 24 et 31 décembre, et toute la journée les 25 et 26 décembre, 1er et 2 janvier. Ils ouvriront par demi-journées tout le reste de la période des vacances scolaires. En outre, le service sera renforcé dans les zones touristiques, notamment en montagne.


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