L’état de santé des étudiants n’est pas bon et inquiète l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales

    Deux études parues au début de l’été révèlent que les étudiants français sont globalement en bonne santé. Néanmoins, 16 % d’entre eux n’ont pas de complémentaire santé et 25 % souffrent de troubles psychiatriques. Les réactions de Cédric Chevalier, président de l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (Usem).

    Les chiffres de l’enquête nationale sur la santé des étudiants
    – 94,8 % des étudiants considèrent que leur état de santé est « bon » ou « plutôt bon ».
    Mais :
    – 75 % déclarent souffrir de somnolence.

    – 34,5 % ont des difficultés à gérer leur stress.

    – 83,7 % d’entre eux disposent d’une complémentaire santé (contre 92 % pour l’ensemble de la population).
    Parmi eux, 48,8% estiment que les complémentaires sont trop chères.

    Source : La santé des étudiants en 2009, enquête menée par l’institut de sondage CSA pour l’Usem.

    Trois questions à Cédric Chevalier, président de l’Usem

    Quelles conclusions tirez-vous de l’enquête sur l’état de santé des étudiants ?
    Le premier constat, c’est que les résultats ne sont pas les mêmes selon les filières. Les lettres et les sciences humaines notamment, sont dans le rouge. Le deuxième point, c’est que certains étudiants n’ont pas de complémentaire santé par manque de moyens mais aussi par défaut d’information. Enfin, on a vu apparaître dans l’enquête de cette année deux thèmes inédits dans les réponses données par les étudiants : les violences sexuelles et l’identité sexuelle.

    Certains étudiants ne choisissent pas de complémentaire de santé car ils estiment qu’elles sont trop chères. Qu’en pensez-vous ?
    C’est vrai. Nous devons être en mesure de proposer des complémentaires plus abordables aux étudiants. Mais ce qui pêche surtout, c’est le manque d’information en milieu universitaire. Il existe des aides en matière de complémentaire santé : des aides de l’Etat, le crédit d’impôt ou encore le chèque santé délivré au niveau régional. Mais les étudiants ne sont pas forcément au courant.

    TableauArticle2Quelles réponses les mutuelles peuvent-elles apporter aux problèmes de troubles psychiatriques révélés par l’enquête menée en région Paca ?
    Si ce problème est identifié, les mutuelles doivent assurer une meilleure prise en charge. Il faut par ailleurs poursuivre les actions de prévention et soutenir toute initiative permettant de rompre l’isolement comme les projets menés par les associations étudiantes.

    Source : Étude sur l’état de santé psychiatrique des étudiants
    de la région Paca dirigée par Valérie Guagliardo
    de l’Inserm et de l’Université Aix-Marseille.

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