L’assurance incendie, le bon réflexe face au feu

    Être victime d’un incendie, c’est le pire cauchemar pour un propriétaire ou un locataire. Les dommages causés par ce sinistre sont en effet parmi les plus graves et surtout les plus coûteux. En France, environ 250.000 sinistres liés au feux d’habitations  sont déclarés chaque année aux compagnies d’assurance, sans compter les dégâts de flammes sur les véhicules ou encore les dommages corporels. Il est donc nécessaire de souscrire une assurance incendie efficace, mais cela ne suffit pas toujours… Voici  un tour d’horizon des garanties, des innovations ou encore des gestes simples à adopter afin de se protéger au mieux contre le feu.

    Il faut savoir qu’au cours de sa vie, 1 Français sur 3 est victime d’un incendie. Il est donc indispensable de s’assurer correctement face à ce sinistre. La garantie “dommages incendie” est en règle générale incluse dans tous les contrats multirisques habitation (MRH). En moyenne, les dégâts causés par le feu représentent un peu plus de 30 % du coût de l’ensemble des sinistres couverts par les MRH, et cela augmente chaque année du fait de l’explosion des prix du marché immobilier.

    Selon le code de l’assurance, « L’assureur contre l’incendie répond de tous dommages causés par conflagration, embrasement ou simple combustion. Toutefois, il ne répond pas, sauf convention contraire, de ceux occasionnés par la seule action de la chaleur ou par le contact direct et immédiat du feu ou d’une substance incandescente s’il n’y a eu ni incendie, ni commencement d’incendie susceptible de dégénérer en incendie véritable ». Autrement dit, la garantie de l’assureur est valable dès qu’il y a une flamme ou un début d’embrasement pouvant se transformer en incendie.

    En revanche, certaines situations ne sont pas garanties, comme par exemple les simples brûlures occasionnées par le contact du feu, les brûlures de cigarette ou causées par un fer à repasser laissé branché par mégarde. Par contre, certains dommages qui ne proviennent pas directement de l’incendie sont eux couverts. Les dommages causés par la fumée dégagée par l’incendie, les dommages matériels provoqués par les secours peuvent être pris en charge par l’assurance incendie. Si par exemple lors d’une intervention, les pompiers ont défoncé la porte et inondé votre domicile, l’assurance incendie entre en jeu.

    En règle général, les contrats relatifs au feu inclus dans les MRH, couvrent tous les bien immobiliers qui, au moment de l’incendie, se trouvent dans votre habitation. Il s’agit du mobilier courant comme les meubles, le linge et les vêtements, les appareils électriques et ménagers, etc… Ensuite, cette garantie couvre aussi les objets de valeur et précieux comme les bijoux, les objets en métaux précieux, les tableaux, ou encore les ordinateurs portables, mais pour seulement 30% de leur valeur environ, et s’ils sont définis comme tels dans le contrat. Enfin votre bâtiment en tant que tel sera assuré, mais le montant de l’indemnité qui vous sera versée par votre assureur ne vous permettra pas de reconstruire en entier ce dernier. En effet, en règle générale la somme versée est inférieure au coût de la reconstruction, car l’expert désigné par votre assureur tiendra toujours compte de la vétusté des biens détruits ou endommagés. Dans ce cas, l’abattement pour vétusté est fixé selon les modes d’évaluation prévus dans votre contrat.

    Il faut savoir qu’en France, le taux d’équipement pour lutter contre le feu, notamment en milieu domestique, est nettement inférieur aux autres pays d’Europe. Le taux de foyers équipés de détecteurs de fumée est inférieur à 5 %. En Angleterre par exemple il est de plus de 90%. Dans l’hexagone, un amendement à la loi Boutin rendant obligatoire l’installation de détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) dans chaque habitation a été adopté le 10 février 2009. Pourtant, à ce jour aucune loi concrète n’oblige les citoyens a adopter le bon réflexe face au feu.
    Depuis le 15 décembre le gouvernement tente donc de sensibiliser la population avec une campagne de prévention contre les incendies domestiques qui coûtent chaque années des milliers d’euros aux propriétaires et aux assureurs.


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