Les grands principes de la Sécu étudiante

    Dès lors qu'un étudiant sort du lycée pour intégrer l'enseignement supérieur, il relève du régime étudiant de Sécurité sociale.

    Dès lors qu’un étudiant sort du lycée pour intégrer l’enseignement supérieur, il relève du régime étudiant de Sécurité sociale. Un régime qui se révèle très particulier par rapport aux autres branches de l’Assurance maladie, notamment dans le mode de gestion des remboursements ou des affiliations.

    En premier lieu, il ne faut pas confondre Sécurité sociale étudiante et complémentaire étudiante. En effet, pour les étudiants, l’inscription se fait auprès d’une seule et unique institution, une mutuelle*, à la fois pour les volets Sécurité sociale (régime obligatoire) et complémentaire. A charge pour elle de coordonner les différents remboursements. Alors que dans le cadre du régime général d’Assurance maladie, il faut se déclarer à la caisse de Sécurité sociale de son département et souscrire une complémentaire, pour ceux qui le souhaitent, auprès de deux organismes différents.

    Si le volet complémentaire est facultatif, l’inscription à la Sécu étudiante est obligatoire pour tous les étudiants âgés de 20 à 28 ans ou qui atteindront les 20 ans au cours de l’année universitaire. En dessous, ils restent affiliés au régime de leurs parents. Pour 2010-2011, le montant de la cotisation annuelle a été fixé à 200 euros par décret gouvernemental. Certains, comme les boursiers, les salariés ou les enfants dont les parents relèvent d’un régime spécial (militaire, SNCF…) en sont toutefois exonérés sous certaines conditions.

    Les niveaux de remboursement pris en charge par la Sécurité sociale sont calqués sur ceux du régime général. Les étudiants doivent donc également respecter la parcours de soins et notamment le principe du médecin traitant pour bénéficier d’un ticket modérateur a minima. Ainsi une consultation à 22 euros chez un généraliste est remboursée à hauteur de 70%, s’il s’agit du médecin traitant, contre 30% hors parcours de soins. Un écart qui peut faire la différence, surtout pour des petits budgets.

    Quelques souplesses sont toutefois accordées pour les étudiants qui partent en université ou en école dans une ville différente de celle de leur médecin traitant. « S’il tombe malade loin de chez son médecin traitant, un étudiant peut consulter un autre médecin. Celui-ci précisera sur sa feuille de soins sa situation d’éloignement et il sera remboursé normalement » indique l’Assurance maladie.

    *La Sécurité sociale recense 11 mutuelles étudiantes.
    Une à dimension nationale :
    La LMDE

    Dix régionales :
    La MEP (Languedoc- Roussillon, PACA),
    La MGEL (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine),
    La SMEBA (Bretagne, Pays-de-la-Loire),
    La SMECO (Centre, Poitou-Charentes),
    La SMENO (Nord, Normandie, Pas-de-Calais, Picardie),
    La SMERAG (Antilles, Guyane)
    La SMEREB (Bourgogne, Franche-Comté)
    La SMEREP (région parisienne)
    La SMERRA (Auvergne, Rhône-Alpes)
    VITTAVI (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées)


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