Nouvelles technologies embarquées et prévention automobile

    Les systèmes embarqués à bord des véhicules peuvent jouer un rôle de prévention pour les assurés. GPS ou téléphones portables peuvent ainsi se transformer en outils de sensibilisation

    Aujourd’hui, les systèmes embarqués à bord des véhicules peuvent jouer un rôle de prévention pour les assurés. Les GPS ou téléphones portables peuvent ainsi se transformer en outils de sensibilisation pour éviter les accidents et améliorer les comportements routiers des conducteurs.

    Plus que de simples appareils de localisation, les GPS, téléphones portables ou autres appareils électroniques embarqués à bord des voitures peuvent être aujourd’hui de vrais outils de prévention pour les automobilistes. L’alcool et la somnolence au volant sont par exemple les principaux phénomènes contre lesquels assureurs et pouvoirs publiques tentent de raisonner les conducteurs.

    « Nous avons lancé en décembre dernier une application iPhone baptisée “Bonne conduite” à destination des populations les plus accidentogènes, notamment les jeunes », déclare Eric Lemaire, président d’Axa Prévention. « Grâce à cette application, on peut calculer son taux d’alcoolémie et tester son équilibre avant de prendre le volant, appeler un taxi ou trouver un hôtel proche si l’on n’est pas en état de conduire. L’outil permet donc de sensibiliser les automobilistes face aux dangers de l’alcool. »

    « L’application dispose également d’un module “voyager” qui peut, par exemple, envoyer des alertes sonores au conducteur toutes les deux heures. Il s’agit là de prévenir les risques de somnolences au volant, qui sont responsables de 30% des accidents mortels sur autoroute », précise Eric Lemaire. « Une autre alerte permet d’envoyer des signaux à un automobiliste lorsqu’il arrive dans une zone accidentogène », explique ensuite le président d’Axa Prévention.

    Des outils de plus en plus élaborés

    La marque Volvo a lancé il y a quelques années des éthylotests anti-démarrage placés dans les voitures. Avant de prendre le volant le conducteur passe alors au contrôle alcootest et si son taux d’alcoolémie est au dessus de la limite autorisée, le véhicule ne démarre pas. Cet appareillage, encore en cours d’élaboration, coûte environ 1.500 euros.

    D’autres constructeurs testent aussi de leur côté des nouveaux moyens de prévention. On expérimente ainsi des sondes qui détectent soit la quantité d’alcool dans l’air ambiant, soit le niveau de pression des pneus ou la température anormale d’un moteur afin de prévenir ensuite le conducteur d’un danger potentiel. « A l’avenir, il se pourrait que de nouveaux outils calculent et envoient des informations à l’automobiliste sur son état de fatigue par exemple, c’est tout à fait envisageable », indique Eric Lemaire.

    Même si de plus en plus d’outils technologiques sont aujourd’hui disponibles pour épauler les conducteurs, c’est avant tout l’attention et le comportement qui prime sur la route, et les compagnies d’assurance multiplient les actions en ce sens. « En tant qu’assureur, nous sommes vraiment axés sur la prévention. Il faut éduquer les conducteurs aux bons réflexes, comme ce qui se fait depuis longtemps dans de nombreux pays avec les jeunes dans les écoles et de façon soutenue », conclut M. Lemaire.


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