Assurance auto : Les clients doivent “faire jouer la concurrence” face aux hausses de tarifs

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a appelé les assurés “à faire pleinement jouer la concurrence”, face aux hausses annoncées des tarifs de l’assurance automobile et habitation, confirmées par un rapport des services de Bercy.

“La perspective d’une hausse tarifaire est le moment pour le consommateur de remettre en concurrence son assureur avec d’autres entreprises”, a déclaré Mme Lagarde, citée samedi par un communiqué du ministère.
Bercy rappelle que depuis la loi Chatel de 2005, l’assureur a l’obligation légale de rappeler à l’assuré, avec chaque avis d’échéance, la date jusqu’à laquelle il est libre de résilier son contrat.

Les tarifs 2011 des principaux assureurs accusent une hausse de 2,5% au moins pour l’automobile. A l’annonce de ces hausses, la ministre avait demandé à la mi-décembre un rapport à la Direction générale du Trésor et à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Celles-ci concluent, pour l’automobile, à une progression de l’indice de 10% de 2000 à 2010, soit environ deux fois moins que l’indice global des prix à la consommation. Depuis 2007, les sinistres liés à la responsabilité civile ou au vol sont en recul, notent les auteurs du rapport qui pointent en revanche la “forte hausse” des bris de glace.

La ministre, précise-t-on au ministère de l’Economie, a demandé au Comité consultatif du secteur financier de lui proposer d’ici à la fin février de nouvelles mesures visant à favoriser la mobilité des assurés. “Christine Lagarde a dès à présent demandé à la DGCCRF de renforcer ses contrôles sur les réparations automobiles.

Le rapport note par ailleurs que les produits financiers qui permettaient à l’assurance automobile d’équilibrer ses charges ont été fortement affectés par la crise en 2009, tandis que le coût des réparations progressait fortement la même année (+3 à 5%).

Toujours selon ce rapport, les taux de résiliation de contrats atteignent “des niveaux significatifs révélant déjà une réelle fluidité du marché”, variables selon les compagnies, de 2% à 17% pour l’assurance automobile.

Avec AFP


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