Dépendance / Réforme : François Fillon veut privilégier la concertation

Le chantier de la réforme de la dépendance ne devra pas donner lieu à un calendrier trop “rigide” afin de faciliter la “concertation” sur cette réforme emblématique, a indiqué mercredi l’entourage de François Fillon, en déplacement au Kazakhstan.

“Cela va être difficile, mais tout le monde doit entrer dans le débat en ayant en tête qu’il doit y avoir une concertation”, a indiqué l’entourage du Premier ministre, en marge du sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Astana. “On aborde un champ qui pourrait être beaucoup plus consensuel (que les retraites). Il n’y a pas de calendrier rigide établi pour ne pas se priver de pouvoir entrer dans le débat” avec les partenaires sociaux, les Français, a souligné cette même source.

“Cela devra être tranché avant la présidentielle (en 2012) sinon cela ne sera pas porté au crédit” du gouvernement, a toutefois ajouté l’entourage de M. Fillon, affichant la volonté d’aller “jusqu’au bout”, dans l’idéal avant fin 2011.

Cette réforme, qui concerne le financement de la prise en charge des personnes dépendantes et pour laquelle plusieurs pistes sont possibles, a déjà été qualifiée d'”incontournable” par le Premier ministre.

Les dépenses consacrées à la dépendance sont estimées à 22 milliards d’euros. Sous l’effet du vieillissement, des projections tablent sur un besoin accru de 10 milliards par an dans 15 ans.

Concernant la méthode pour aboutir à cette réforme, une “grande consultation” de six mois, impliquant notamment les conseils généraux, le monde associatif et les syndicats, est programmée.

Lors de son discours de politique générale, François Fillon a indiqué que cette concertation nationale serait élargie à toute la protection sociale, citant notamment la régulation des dépenses de santé.

Astana (Kazakhstan), 2 décembre 2010 (AFP)


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