Dépendance : Un rapport recommande de ne pas substituer les aidants familiaux aux professionnels

Il faut bien veiller à ne pas substituer les « aidants familiaux » -qui aident un proche malade ou dépendant- aux professionnels, a mis en garde l’Observatoire national sur la formation, la recherche et l’innovation sur le handicap (Onfrih), qui dépend du ministère de la Santé.

Le gouvernement a fait part à plusieurs reprises de sa volonté de promouvoir et soutenir le rôle des « aidants familiaux ». La notion d’aidant est prévue par la loi handicap de 2005. Il s’agit de la possibilité pour une personne dépendante de choisir un « aidant » qui, après formation, pourrait notamment accomplir des gestes liés à des soins prescrits par le médecin qu’elle ne peut faire elle-même, compte tenu de son handicap.

Les pouvoirs publics financent leur formation. La secrétaire d’Etat aux Aînés, Nora Berra, a aussi annoncé la semaine dernière la création d’une « Journée nationale des aidants » qui aura lieu à l’automne. Mais, prévient l’Onfrih dans son rapport 2009 publié mardi, « il faut se défier de la tentation de substituer la famille aux professionnels pour des raisons de réduction des dépenses publiques ».

« De plus, les ressources économiques, sociales, culturelles des familles étant inégales, ce déplacement des rôles entraînerait un accroissement des inégalités dans l’accompagnement des personnes handicapées », estime l’Observatoire. L’Onfrih insiste aussi sur la nécessaire amélioration de la formation des professionnels au handicap et souhaite que les innovations technologiques soient davantage accessibles aux personnes handicapées.

Paris, 1 juin 2010 (AFP)


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