Assurance maladie : Le vieillissement va faire augmenter les dépenses de médicaments remboursables

Le vieillissement de la population devrait entraîner d’ici à 2029 une hausse des dépenses de médicaments remboursables vendus en pharmacie comprise entre 7,5 et 12,5Mds d’euros par rapport à 2004, selon une étude publiée mercredi pour le compte des industriels du secteur.

Cet accroissement correspond à une croissance moyenne annuelle de 1,14 à 1,77%, soit « un coût pour l’assurance maladie similaire à l’évolution de la production des richesses du pays, hors crise majeure », assure le président du Leem (Les Entreprises du Médicament), Christian Lajoux, cité dans un communiqué.

« Si l’allongement de la durée de vie pose un problème pour le financement des retraites, l’étude montre clairement qu’elle n’en pose pas en matière de dépenses de médicaments », estime M. Lajoux. Cette étude, réalisée par trois scientifiques de l’Inserm et de l’université Paris-Est Créteil pour le Leem, prend en compte uniquement les dépenses de médicaments remboursables vendus en pharmacie, et exclut donc l’automédication et les consommations hospitalières de médicaments.

Dans un premier scénario, qui prend en compte uniquement les évolutions démographiques, le vieillissement de la population se traduira par un surcroît de dépenses de médicaments de près de 9,8Mds d’euros en 2029 par rapport à 2004, soit une croissance moyenne annuelle de 1,44%.

Dans un scénario de « vieillissement en bonne santé » (même âge de décès, mais maladie plus tardive), ce surcroît de dépenses atteint 7,5Mds d’euros, soit une croissance de 1,14%. Enfin, dans un scénario de « vieillissement en bonne santé et de progrès médical » (la maladie et le décès surviennent plus tard), le surcroît de dépenses atteint 12,5Mds d’euros, soit une croissance moyenne annuelle de 1,77%.

Les scénarios envisagés se comprennent « toutes choses égales par ailleurs », notent toutefois les auteurs de l’étude: « D’autres facteurs peuvent intervenir: virage thérapeutique vers le médicament (…); modification des prix relatifs; intensification de la demande de santé ». « Ces valeurs sont donc vraisemblablement des taux d’accroissement minimum », préviennent-ils.

Paris, 26 mai 2010 (AFP)


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