Assurance maladie : Un rapport préconise la prise en charge de la contraception des mineures

Dans un rapport présenté mardi, Bérengère Poletti, députée UMP des Ardennes, préconise la prise en charge totale par l'assurance maladie de la pilule pour les mineures. Certaines complémentaires santé, suivant le niveau de garantie, participent parfois au remboursement de la pilule pour les femmes.

Dans un rapport présenté mardi, Bérengère Poletti, députée UMP des Ardennes, préconise la prise en charge totale par l’assurance maladie de la pilule pour les mineures. Certaines complémentaires santé, suivant le niveau de garantie, participent parfois au remboursement de la pilule pour les femmes.

La Sécurité sociale pourrait être amenée à rembourser l’intégralité des moyens contraceptifs dits de 3eme génération (types timbres contraceptifs ou anneaux vaginaux) pour permettre un accès plus large à la contraception à des jeunes filles qui n’y ont pas recours. C’est ce que préconise le rapport remis mardi par Bérengère Poletti, députée UMP des Ardennes.

Parmi les 14 recommandations, la garantie d’un accès anonyme et gratuit à la contraception pour cette tranche d’âge côtoie une meilleure information des publics concernés, par les enseignants mais également les proches (parents, partenaires…) et les professionnels. Le coût, après négociations avec les laboratoires, serait de 7M d’euros pour les mineures, et près de 18,5M pour les jeunes filles de 15 à 20 ans, la tranche d’âge préconisée par la députée. En déduisant le coût engendré pour la Sécu par les IVG, estimé par la députée entre 9,2 et 10,3M d’euros, la charge serait plus facilement supportable.

Alors que 14.500 IVG ont été pratiquées sur des mineures en 2007, « le taux d’IVG ne cesse de croître au fil des ans, atteignant des sommets particulièrement préoccupants dans les DOM », a déclaré la députée lors d’une conférence de presse. Du côté des assurances complémentaires santé, les mutuelles, il faut bien lire le contrat. En effet, certaines pilules sont prises en charge par la sécurité sociale (70%) et entrent donc dans la « pharmacie remboursable ». D’autres ne le sont pas, mais peuvent être remboursées dans le cadre de prestations supplémentaires de l’assureur, à des niveaux très divers.


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