Assurance santé : Quand les complémentaires jouent la carte de la modularité

Désengagement de l'Assurance maladie, nouvelles taxes, les complémentaires subissent la hausse du reste à charge. Contrainte de revoir leurs tarifs à la hausse, elles tentent aussi de changer leur fusil d'épaule en renouvelant leur gamme de contrats.

Désengagement de l’Assurance maladie, nouvelles taxes, les complémentaires subissent la hausse du reste à charge. Contrainte de revoir leur tarif à la hausse, elles tentent aussi de changer leur fusil d’épaule en renouvelant leur gamme de contrats.

Les complémentaires santé sont de plus en plus chères et les assurés n’hésitent plus à faire jouer la concurrence. Les assureurs et les mutuelles l’ont bien compris et dépoussièrent leurs offres monolithiques pour les rendre plus variées voire modulables. C’est notamment le cas de Swiss Life ou plus récemment d’Allianz. Le 4 avril, la société d’assurance va lancer sur le marché un nouveau type de contrat. Baptisé Composio, il se veut à la fois pédagogique et adaptable.

Le principe est simple. Le client définit ses niveaux de garantie en fonction de ses besoins. Il peut ainsi modifier ses couvertures en optique/auditif, en dentaire, en soins courants et hospitalisation. Sur une échelle de 1 à 7, il choisit ses remboursements allant d’une prise en charge nulle à une prise en charge maximale. Pour chaque degré, un petit texte explique son son niveau réel de remboursement en fonction de ses dépenses.

Modularité, mais pas souplesse

Il est dès lors possible d’éliminer les garanties optiques ou dentaires pour ceux qui n’en ressentent pas le besoin. Le tarif tient bien évidemment compte des choix de l’assuré. Il peut ainsi fabriquer une complémentaire selon son budget.

Mais modularité ne signifie pas nécessairement souplesse. Car pour modifier ses niveaux de garantie, une fois le contrat validé et signé, les délais sont plutôt longs. Il est tout simplement impossible de changer quoi que ce soit la première année. A partir de la deuxième année, les modifications sont possibles, moyennant un délai d’application des nouvelles garanties de 12 mois. En résumé pour une personne qui aurait fait le choix de ne pas se couvrir en optique mieux vaut ne pas avoir de pépins dans les deux ans. Cela contraint le consommateur à fortement anticiper ses besoins.


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