Assurance santé : 3 français sur 4 favorables aux traitements sans médicaments

Alors que la Haute Autorité de Santé a remis début juin au Ministère de la Santé un rapport en faveur du « Développement de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées », quel est le sentiment des Français quant à ces thérapies (pratiquer une activité physique et sportive, changer son mode de vie, améliorer son alimentation, consulter un psychologue, etc.) ? Sont‐elles perçues comme un traitement à part entière au même titre que les médicaments traditionnels ?

Selon les résultats du sondage Groupe Pasteur Mutualité / ViaVoice concernant « L’opinion des Français sur les thérapies non médicamenteuses »1, 74% d’entre eux pensent que les médecins devraient prescrire davantage de thérapies sans médicament pour « prévenir et guérir ». Alors que 9 Français sur 10 sortent actuellement d’une consultation avec une ordonnance médicamenteuse, ils semblent pourtant favorables à une médecine plus douce. Les thérapies sans médicament pourraient donc être développées, en complément ou à la place des thérapies médicamenteuses en fonction des pathologies des patients. Seuls 21% des Français sont réfractaires à cette idée.

Un engouement intergénérationnel…

Qu’ils soient jeunes (80 % des 18‐24 ans et 25‐34 ans) ou retraités (69 % des plus de 65 ans), les Français apparaissent très majoritairement favorables aux thérapies sans médicament. Très peu de disparités apparaissent également entre les catégories socioprofessionnelles : 80% des cadres, 73% des ouvriers et 78% des professions intermédiaires y sont favorables. En zone rurale (73%) ou en agglomération parisienne (69%), les thérapies non médicamenteuses semblent séduire la majorité de la population. Le sondage révèle une très légère disparité entre hommes (76%) et femmes (72%).

Mais des mesures encore insuffisantes

Dans un pays souvent présenté comme le « champion d’Europe des médicaments », ces nouvelles prescriptions doivent encore intégrer les habitudes et les pratiques des patients comme des professionnels de santé. Trois pistes majeures ont été avancées par la Haute Autorité de Santé pour favoriser l’émergence de ces thérapies : à de nouveaux mécanismes pour « inciter les médecins à consacrer le temps nécessaire à ce type de prescription », à de nouveaux moyens d’information destinés aux professionnels de santé (brochures, études d’efficacité), à « officialiser » la prescription de thérapies non médicamenteuses en rendant plus systématique leur inscription sur ordonnance.


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