Assurance Santé : Les évolutions tarifaires se précisent pour les “mutuelles” santé

La loi de finance rectificative a été publiée au JO et prévoit une application au 1er octobre. Chez les assureurs, les évolutions tarifaires ne sont pas encore décidées, même si beaucoup s’orientent vers la hausse pure et simple.

La hausse des taxes sur les contrats santé solidaires et responsables, qui est en fait la fin d’une exonération, est maintenant officielle. Votée la semaine dernière par l’Assemblée Nationale et le Sénat, elle vient d’être publiée, ce 20 septembre, au Journal Officiel et s’appliquera aux contrats et aux renouvellements du 1er octobre.

Chez les assureurs, les tactiques divergent. La GMF a ainsi choisi de ne pas répercuter la hausse cette année. Choix commercial avant tout, puisque la mutuelle d’assurances ne propose une assurance santé que depuis peu et compte près de 25.000 contrats. « Si on le fait, c’est que techniquement on pouvait le faire » nous confiait Patrice Forget, le directeur général délégué de la GMF.

Le coup commercial ne sera pas possible pour tout le monde. Ainsi, de nombreux très gros acteurs de l’assurance santé complémentaire reconnaissent qu’ils seront obligés de parler en « hors taxes ».
« Nous proposerons des tarifs nets de taxe, chacun va faire en fonction de ses critères » a ainsi dévoilé Nicolas Moreau, directeur général d’Axa France à une conférence organisée sur un salon de la profession.

Le son de cloche devrait être le même du côté de Malakoff Médéric. L’institution de prévoyance, dirigée par Guillaume Sarkozy, devrait présenter des tarifs hors taxes. « Les taxes seront ensuite payées par les clients » a confié le dirigeant.

La première mutuelle de France, la MGEN, a calculé de son côté que la hausse globale, sur ces dernières années équivalait à une hausse de 12% Une hausse qui sera vraisemblablement imputée aux assurés. « Nous avons calculé que sur un tarif de 100 euros, 12 euros sont consacrés à payer des taxes » a révélé Thierry Beaudet, le président de la Mutuelle. La MGEN a donc choisi elle aussi de parler en hors taxes.


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