Barack Obama repart en guerre pour réformer le système de santé américain

Barack Obama, récemment accaparé par les obligations Internationales, a repris lundi sa campagne en faveur d’une réforme du système de santé américain, avant un vote important du Congrès sur la grande priorité intérieure du président.

M. Obama a réduit à des “détails” les motifs de divergences pourtant profondes causées dans la classe politique par cette réforme, et a dit avoir confiance dans le fait que la réforme serait adoptée d’ici à fin 2009, comme il en a fixé l’objectif.

Au cours des deux semaines passées, M. Obama a été pris par les sommets internationaux, la guerre en Afghanistan, la crise iranienne ou la défense malheureuse de la candidature de sa ville de Chicago à l’organisation des jeux Olympiques de 2016. Il a réduit son engagement en faveur d’une réforme du système de santé censée donner une couverture médicale à des dizaines de millions d’Américains qui en sont dépourvus, et diminuer les déficits publics.

Pendant ce temps, le Congrès a continué à chercher un difficile compromis sur les termes de la réforme. Depuis l’été, quatre des cinq commissions parlementaires impliquées dans cet effort dans les deux chambres du Congrès ont voté leur propre version de la réforme. La commission des Finances du Sénat doit voter sur la sienne dans les prochains jours, ce qui devrait ouvrir la voie à des débats en séance plénière dans les deux chambres.

Certaines dispositions de la réforme divisent la majorité démocrate de M. Obama et l’opposition républicaine, mais aussi les démocrates entre eux, et les deux chambres entre elles.

M. Obama a réuni lundi à la Maison Blanche des médecins de tout le pays à l’appui de sa cause parce qu’ils sont “aux premières loges pour voir ce qui ne marche pas dans notre système de santé”. Il a reconnu qu’il restait “encore des détails à régler”, mais a observé que les parlementaires s’accordaient sur “certains principes généraux”. “J’ai confiance, nous ferons adopter la réforme de la santé cette année”, a-t-il dit.

Avec AFP


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