Claude Evin est nommé à la tête de l’Agence régionale de santé d’IDF

Vingt-six futurs directeurs des Agences régionales de santé (ARS) ont été nommés mercredi en Conseil des ministres, dont l’ancien ministre socialiste de la Santé Claude Evin qui dirigera l’ARS d’Ile-de-France.

Dans la désignation de ces 26 “responsables préfigurateurs” d’ARS, “il n’y a pas de calcul politique”, a précisé à des journalistes la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, à l’issue d’une conférence de presse de présentation de ces futurs directeurs, à laquelle ont notamment participé aussi le ministre du Travail Xavier Darcos et la secrétaire d’Etat en charge des Aînés Nora Berra. “Nous avons procédé à un recrutement à travers des évaluations, des potentialités des candidats et nous avons choisi les meilleurs. Un homme comme Claude Evin, ancien ministre, n’a pas été choisi parce qu’il est ancien ministre socialiste”, a déclaré Mme Bachelot.

Interrogé par l’AFP en marge de cette conférence de presse sur l’éventuel caractère politique du poste qu’il occupera, M. Evin a notamment répondu: “Ce n’est pas une question politique au sens partisan du terme”. “J’ai une conviction depuis très longtemps de la nécessité de créer ces agences. Je n’étais pas vraiment candidat au départ. Il s’avère que j’ai été en fait approché d’abord par un cabinet de chasseurs de têtes, c’était un peu particulier. Donc, on ne va pas chercher les responsables politiques par les cabinets de chasseurs de têtes”, a-t-il ajouté.

Les ARS auront pour rôle de rassembler dans chaque région l’ensemble des acteurs du système de santé pour un pilotage plus “cohérent”. Leur champ de compétence dépassera largement celui des actuelles Agences régionales de l’hospitalisation (ARH), chargées des hôpitaux, et s’étendra à l’organisation de la médecine libérale, dite de ville, ainsi qu’au secteur médico-social (personnes âgées et handicapées).

“Les ARS seront formellement créées à la fin du premier trimestre 2010”, a également précisé Mme Bachelot. “Les ARS sont une avancée majeure pour notre système de santé. Elles corrigent en effet, selon elle, ses deux principaux défauts, que sont une excessive centralisation et sa gestion trop cloisonnée en tuyaux d’orgue”.

Avec AFP


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