Étude : les Français ont confiance dans la qualité de leur système de santé, mais…

Le Collectif interassociatif sur le santé (Ciss) publie son baromètre LH2-Ciss sur les « droits des malades et la qualité du système de santé. Il en ressort que les Français ont globalement confiance dans la qualité des soins qu’ils reçoivent. Ils sont en revanche nettement plus critiques sur le transparence en matière de coût et de remboursement.

89% des français estiment que leur médecin traitant leur fournit l’information dont ils ont besoin sur leur état de santé ainsi que sur leurs traitements. Un chiffre en constante augmentation depuis février 2008 (86%). Les personnes interrogées déclarent d’ailleurs, à 89%, que les soins et les traitements prodiguent et préconisent sont conformes à leurs attentes.

Plus précisément, à la question « vous sentez-vous bien informé sur la qualité des soins que vous allez recevoir lorsque vous vous rendez chez un professionnel de santé en France ? », 40% des sondés répondent oui tout à fait. On note toutefois des disparités selon les catégories d’âge. Les 15-17 ans, ont répondu « oui tout à fait à » à 25%, alors que les 65 ans et plus étaient 49%.

L’enthousiasme des Français s’estompent toutefois lorsque le sondage s’attarde sur la question du coût d’accès au soin. 41% ne se sentent très mal informés sur ce dernier et leur prise en charge par les différents systèmes de remboursement (Sécu, complémentaire). Le Ciss avance plusieurs raisons pour expliquer ce chiffre et la confusion qui règne sur la question des tarifs. Tout d’abord le manque de clarté sur « les différents secteurs d’activité des médecins (secteur 1, secteur 2) », mais également « les taux de remboursement différenciés selon qu’ils évoluent, ou pas, dans le parcours de soins » ou encore « les tarifs majorés quand ils consultent dans le cadre de l’activité libérale des médecins hospitaliers »

Toujours dans la catégorie points négatifs mis en lumière par le baromètre LH2-Ciss, la question de refus à l’accès au crédit. Certes au niveau national il atteint 15%, mais il concerne 27% des personnes en Affection longue durée. Cela peut s’expliquer en partie par une méconnaissance du dispositif s’Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé (Aeras). La convention Aeras est d’ailleurs en pleine renégociation en ce moment entre assureur, banque et représentants des malades. Parmi les enjeux de ces discussions, l’introduction du risque invalidité dans les garanties des contrats d’assurance emprunteur (voir notre article sur le sujet).


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