Georges Tron veut mieux connaître la cause des arrêts maladie des fonctionnaires

L’Etat est confronté à une méconnaissance réelle des motivations d’arrêt-maladie de courte période des fonctionnaires et veut mieux connaître ce qui affecte leur santé, a déclaré mardi sur RTL le secrétaire d’Etat à la fonction publique Georges Tron.

Le secrétaire d’Etat était interrogé sur la convention de partenariat avec les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) pour expérimenter dans six régions un contrôle renforcé des arrêts maladie de moins de six mois des fonctionnaires, créée par un décret paru dimanche au journal officiel. “On a, aujourd’hui, dans l’administration une méconnaissance réelle des motivations des arrêts de courte période”, a estimé M. Tron.

L’objectif de cette convention, prévue dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010, est “d’avoir une meilleure connaissance des causes de l’absentéisme des fonctionnaires et de pouvoir mieux y remédier”, a souligné le secrétaire d’Etat. “Le contrôle en dessous de 6 mois (d’absence) n’est pas simplement pour

détecter les abus” mais “pour faire en sorte qu’il y ait moins d’absentéisme parce qu’il y a moins de problèmes de santé”, a-t-il ajouté.

M. Tron a déclaré souhaiter qu’il n’y “ait pas de différence entre le public et le privé dans l’approche que l’on a de la maladie et de ce qui affecte l’agent au travail”.

Environ 20,9% des fonctionnaires d’Etat ont été en congé-maladie pour trois jours ou moins en 2003, selon une enquête sur l’aménagement et la réduction du temps de travail, la proportion montant à 24,1% chez les enseignants, qui représentent la moitié des effectifs.

Pour les arrêts de 4 jours et plus, les enseignants ont au contraire été moins concernés (24,9%) que l’ensemble des fonctionnaires (27,6%), les ministères les plus touchés étant l’Outre-mer (38,8%), la Défense (37,9%), la Justice (36%), et l’Intérieur (33,1%).

Paris, 14 mai 2010 (AFP)


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