La baisse des taux de remboursement fait augmenter la contrefaçon de médicaments

Dans une interview donnée au Figaro, Pour Philippe Lamoureux, le directeur Général du Leem (les entreprises du médicament), explique que la lutte contre le marché de la contrefaçon de médicament nécessite de maintenir le niveau de couverture maladie actuel.

Face à la contrefaçon de médicaments, « Il faut mieux rembourser les soins ». C’est le constat de Philippe Lamoureux qui tente de trouver des solutions face à l’augmentation des faux médicaments de plus en plus présent à la vente. Avec un marché estimé à 10,5Mds de dollars, le marché de la contrefaçon ne s’est jamais aussi bien porté.
La contrefaçon de médicament ne s’exprime pas de la même façon suivant les pays. Dans les pays émergents, la couverture maladie est faible voir inexistante. De ce fait, le prix des médicament est exorbitant et donc la contrefaçon de ces derniers est extrêmement développée. On parle alors de « contrefaçon de nécessité », mais il y a évidement un risque accru de trouver des produits dangereux pour la santé. En ce qui concerne les états développés comme la France, la contrefaçon n’est pas la même. La couverture maladie étant bien en place avec une distribution de cachets réglementée et un niveau de remboursement important, on parle alors de « contrefaçon de confort », les faux produits sont plutôt des stimulants sexuels, des plantes, des produits dopants qui n’ont pas du tout ou pas encore d’autorisation sur le marché hexagonale.

Afin de diminuer ces contrefaçons, il serait judicieux de faire appliquer des sanctions juridiques plus répressive, améliorer la traçabilité des produits mais surtout conserver des remboursements corrects afin de dissuader les personnes d’acheter de la contrefaçon. Parallèlement, l’idéal serait de maintenir la couverture mutuelle universelle (CMU).

Source: Lefigaro.fr


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