Les négociations Sécu-médecins s’enveniment

Des syndicats de médecins libéraux ont fait part de leur mécontentement vendredi après une séance de négociation avec  l’assurance maladie, jugeant notamment nécessaire une augmentation rapide du tarif de la consultation du médecin généraliste de 22 à 23 euros.

L’actuelle convention médicale, signée en 2005, arrive à échéance en février 2010. Ce texte régit les rapports entre la Sécu et les médecins libéraux, en fixant notamment les tarifs remboursables ou encore les objectifs en termes d’économies, de prise en charge des patients ou de prévention.

Syndicats et assurance maladie ont entamé une négociation pour un nouveau texte ces dernières semaines. Mais la ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’a pas caché qu’elle jugeait plus opportun que l’essentiel de ces négociations ait lieu après les prochaines élections professionnelles chez les médecins.

Le ministère souhaite organiser ces élections “avant la fin du printemps” 2010. En attendant, il plaide pour qu’un “arbitre” désigné par les deux parties établisse un “règlement arbitral”, un texte régissant les rapports Sécu-médecins, dans l’attente de la conclusion d’une nouvelle convention.

Dans ce contexte, la CSMF, principal syndicat de médecins libéraux, avait annoncé le 13 décembre qu’elle quittait les négociations, déplorant un “mépris” du gouvernement pour les négociateurs.

Selon des sources concordantes, l’assurance maladie a indiqué aux négociateurs vendredi que la hausse du tarif de la consultation des généralistes de 22 à 23 euros, prévue sous conditions dans un accord Sécu-médecins de 2007, n’aurait pas lieu avant 2011.

L’assurance maladie “redit comme chaque année qu’il n’y pas de +marge de manoeuvre+ pour revaloriser la médecine générale”, a regretté dans un communiqué le principal syndicat de généralistes, MG France.

Pour le SML (minoritaire), la Sécu “attend elle aussi les élections, organisant ainsi le vide conventionnel”.

Paris, 18 déc 2009 (AFP)


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