Les pharmaciens veulent faire payer leurs conseils médicaux

Quoi de plus normal que de demander conseil à son pharmacien lorsque l’on achète ses médicaments ? Pourtant, ce principe plein de de bon sens martelé depuis des années par la publicité pourrait bien devenir payant. Selon le site Rue89.com, la nouvelle campagne publicitaire du Giphar (Groupement indépendant de pharmaciens) annonce que les pharmaciens pourraient être beaucoup plus impliqués dans la surveillance des patients, jouant en quelque sorte le rôle de médecins, en facturant par conséquent leurs prestations.

Allons-nous vers un suivi médical des pharmaciens payant ? C’est en tout cas la question que se pose le site d’information Rue89.com qui décrypte la dernière compagne publicitaire du Giphar baptisée « Les rendez-vous de la santé ». En effet, le groupement semble montrer la volonté des pharmaciens de s’impliquer d’avantage dans la surveillance du capital santé des patients, plus particulièrement pour ceux qui souffrent de diabète ou d’asthme.

Un changement que la loi Hôpital, patient, santé, territoire (HPST) permet, ainsi les officines peuvent « proposer des conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes », et le ministère de la Santé ne s’oppose pas à ce que les pharmaciens facturent certains de leurs services.

Interrogé par le média, Philippe Gaertner, président de la Fondation des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) affirme que la création de ces nouvelles missions n’engendrerait aucune concurrence avec les médecins. Il ne s’agirait pas de faire du diagnostic mais d’agir en complément des généralistes.

Pour le reste, le financement de ces nouveaux services est encore flou, le Giphar annonce que les organismes payeurs, les mutuelles, les assureurs ou bien encore les clients eux-même paieront. Le ministère de la Santé quand à lui affirme que les mutuelles se chargeront certainement de payer, sans pour autant confirmer.


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