Les tarifs des mutuelles en hausse de 5% selon le président de la Mutualité

Les complémentaires santé vont coûter plus cher en 2010. Selon le président de la Mutualité française, fédération de plus de 800 mutuelles qui assurent 38 millions de Français, cette hausse sera de 5%.

Dans une longue interview accordée au quotidien Le Parisien / Aujourd’hui en France, Jean-Pierre Davant, président de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF, ou Mutualité française) revient sur les hausses de tarifs pour 2010 des mutuelles santé, qu’il justifie par les mesures gouvernementales.

Chaque centime d’euros de hausse dans les soins des Français est pris, directement ou indirectement, dans la poche des Français.
« Les cotisations devraient augmenter d’environ 5 % en 2010. Car les dépenses mises à la charge des mutuelles progressent » explique ainsi Jean-Pierre Davant.

Entre hausse du forfait hospitalier, la participation à la grippe A (achat de vaccin) et les coûts que l’épidémie entraînent immanquablement en consultations et prescriptions et la taxe sur le chiffre d’affaires que le gouvernement avait instauré l’an passé pour obtenir un milliard d’euro des mutuelles, les raisons sont nombreuses pour le président de la Mutualité.

Dans ce contexte, Jean-Pierre Davant rappelle que « de plus en plus de Français n’ont d’ores et déjà plus les moyens de cotiser à une complémentaire et renoncent à des soins primaires. Les complémentaires santé ne peuvent faire autrement qu’augmenter leurs prix. Car elles supportent de plus en plus de charges. C’est une erreur grave de penser que l’assurance maladie peut réduire son déficit en transférant une part de ses dépenses sur les complémentaires. »

Il en appelle logiquement à « réorganiser notre système de santé afin de mieux maîtriser les dépenses » et s’épanche sur les nouveaux remboursement à 15%, décriés dans la profession, et que la mutualité combat. Après avoir appelé au non remboursement de ces médicaments, il semble que certaines mutuelles feront le choix de les rembourser dans des proportions particulières.

L’article du Parisien / Aujourd’hui en France


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