Mediator : Les médecins n’indemniseront pas les victimes

Xavier Bertrand a affirmé que : « les médecins ne seront pas les payeurs » dans l’indemnisation des victimes du Mediator.

« C’est pas les médecins qui ont produit le Mediator. Ce n’est même pas les médecins qui étaient chargés de la police du médicament », a rappelé dimanche le ministre de la Santé, sur France 5. « Mettre sur un même plan le laboratoire Servier et les médecins, c’est n’importe quoi, c’est ahurissant », a-t-il ajouté.

Xavier Bertrand a tenté d’éteindre la polémique qui avait embrasé le milieu médical durant le week-end, selon laquelle les médecins pourraient être mis à contribution pour indemniser les victimes. Alors que le texte créant le fonds public d’indemnisation des victimes doit être examiné mercredi en Conseil des ministres, l’hypothèse avait filtré samedi dans Le Figaro, suscitant l’émoi.

Claude Leicher, le président du syndicat de généralistes MG France était immédiatement monté au créneau pour défendre la profession : « Je trouverais ça particulièrement scandaleux que l’on cherche des boucs émissaires dans cette affaire à travers les médecins prescripteurs », a-t-il déclaré au micro d’Europe 1.

L’Etat et les agences sanitaires impliqués

Le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), avait également déclaré à l’AFP que cette « accusation directe des médecins » est « complètement grotesque ».

Le professeur Bernard Debré, député UMP et urologue, avait de son côté estimé sur France Inter que « l’Etat aussi » devra mettre la main à la poche, évoquant notamment le rôle des agences sanitaires qui n’ont pas déremboursé, ni « retiré à temps », il y a plus de 10 ans, ce médicament.

Le député UMP de Paris et urologue a souligné aujourd’hui sur France Inter que le « responsable » est « d’abord Servier ». « L’Etat aussi » devra mettre la main à la poche, mais « pas les médecins généralistes », a-t-il ajouté.

Le fonds d’indemnisation sera géré par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam), mais le coût, colossal, reviendra in fine aux assurances.

Avec AFP


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