Obama alerte l’opinion sur l’urgence de la réforme du système de santé avant la fin 2009

Barack Obama a enfoncé le clou jeudi quant à l’urgence d’une réforme du système de santé, disant croire qu’il réaliserait ce grand projet de sa présidence d’ici à la fin de l’année tandis que son vice-président Joe Biden prédisait une réforme avant fin novembre.

“Si nous faisons tous notre part du travail, pas seulement ici à Washington, mais à travers tout le pays, nous dirons adieu aux temps où notre système de santé représentait une source d’inquiétude pour les familles et un poids pour notre économie, l’Amérique rejoindra enfin les rangs des autres pays développés et fournira une couverture médicale abordable et de qualité à tous ses citoyens”, a dit M. Obama. “Voilà notre objectif. Avec votre aide, nous allons l’atteindre cette année”, a-t-il déclaré devant un groupe d’infirmières, l’un de ses auditoires préférés pour promouvoir la réforme.

Il a répété les propos tenus la veille quand il s’était adressé solennellement au Congrès pour le presser de mettre fin à ses “chamailleries” et d’agir en faveur de cette réforme. M. Obama entend faire adopter une loi qui donnerait une couverture médicale aux quelque 46 millions d’Américains qui en sont dépourvus, tout en réduisant des déficits records. Mais le Congrès est profondément divisé, et le piétinement de la réforme a commencé à affecter l’autorité présidentielle.

Mercredi, M. Obama s’était efforcé de susciter un sentiment d’urgence. Mais il n’avait pas explicitement répété l’échéance qu’il s’est impartie avant la fin de l’année. “Nous aurons un texte de loi. Je pense que nous aurons un texte de loi avant Thanksgiving”, la grande fête familiale américaine qui a lieu cette année le 26 novembre, a dit son vice-président sur la chaîne NBC.

Selon M. Biden, M. Obama a “recentré” le débat mercredi soir. M. Biden s’est aussi dit “embarrassé” par l’incident survenu pendant l’allocution de M. Obama au Congrès et qui a beaucoup fait parler. “Vous mentez”, a lancé le représentant républicain Joe Wilson au beau milieu du discours quand M. Obama a assuré que la réforme ne financerait pas la couverture médicale des immigrés clandestins. “J’étais embarrassé pour une Chambre et un Congrès que j’adore”, a dit M. Biden, ancien sénateur. “J’y ai servi pendant 36 ans et pour moi, ça a rabaissé l’institution”, a-t-il dit. M. Wilson a ensuite présenté ses excuses.

News-assurances avec l’AFP


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