Prévention santé : Une année 2011 axée sur les accidents domestiques et de loisirs ?

Chaque année, les accidents de la vie quotidienne font 20.000 morts. Un chiffre inquiétant qui a poussé 44 associations à se regrouper sous forme de collectif et à demander à ce que les accidents de la vie courante soient élevés au rang de grande cause nationale en 2011.

11 millions de cas recensés par an, 1.200 hospitalisations par jour, les accidents de la vie courante font toujours autant de victimes. 44 associations ont décidé de se réunir sous la bannière du Collectif inter associatif de lutte contre les accidents de la vie courante (Clac). Ce dernier demande au gouvernement que les accidents de la vie courante obtiennent le label de grande cause nationale pour l’année 2011. Une lettre a été envoyée à François Fillon pour lui signifier l’urgence de la situation.

Entre les comportements imprudents, la dangerosité de certains produits, des logements inadaptés, ou encore le défaut de vigilance des personnes, les opportunités de se blesser dans la vie quotidienne ou lors de la pratique de loisirs sont nombreuses et font chaque année 4,5 millions de blessés. Pour appuyer son propos, le Clac rappelle dans un communiqué que la mobilisation autour de la sécurité routière, grande cause nationale 2000 a permis d’épargner en 6 ans 12 000 vies et pose cette question « Même s’il faut poursuivre les efforts pour que la route soit de plus en plus sûre, comment admettre que les accidents de la vie courante, représentant un fléau quatre fois plus meurtrier, ne bénéficient pas de la même détermination ? »

En outre une prise de conscience collective des risques encours dans le cadre de la vie courante permettrait de faire des économies substantielles en terme de dépenses de santé. Selon le Clac, les coûts directs et indirects engendrés par les accidents domestiques et de loisirs représentent 10% du coût total des soins en France. L’argument pourrait faire mouche en ces temps de rigueur imposée au système de santé français.

La réponse quant à la labellisation des accidents de la vie courante comme grande cause nationale ne devrait pas intervenir avant l’automne. D’ici là, le Clac espère rassembler un maximum d’associations en son sein pour peser auprès des autorités.


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