Recours aux soins médicaux en France : fortes disparités entre régions

L’assurance maladie a souligné jeudi “d’importantes différences” entre régions en matière de “consommation médicale”, notant qu'”à structure d’âge comparable, le niveau global de recours aux soins varie de 26% entre régions extrêmes”.

Prenant le taux de mortalité comme “indicateur approché de l’état de santé” d’une population  — tout en reconnaissant ses “limites”, dont la “sous-estimation” de maladies ne provoquant pas de décès –, elle estime aussi dans une étude que “les différences de niveau de consommation de soins ne sont pas systématiquement corrélées avec le taux de mortalité”.

A structure d’âge comparable, “les régions du sud-est et du nord-est de la France ont une consommation de soins par personne plus élevée que celles du Centre Ouest (Pays de Loire et Poitou-Charentes) (…)

La consommation de soins remboursée à une personne résidant en Provence Côte d’Azur est de 26% plus élevé que celle remboursée à un habitant des Pays de Loire”, écrit-elle. “Pour savoir si ces écarts correspondent à des besoins de soins différents, il faudrait disposer d’un indicateur résumant l’état de santé de la population” car “les régions peuvent présenter des états de santé différents à âge identique”, poursuit-elle.

Faute d’autres indicateurs, “on est souvent conduit à utiliser la mortalité comme un indicateur approché de l’état de santé. Cet indicateur a des limites, car il rend surtout compte des pathologies létales, et sous-estime toute une partie de la morbidité qui ne se traduit pas par des décès”, selon la Sécu.

Pour elle, “les différences de niveau de consommation de soins ne sont pas systématiquement corrélées avec le taux de mortalité”. “Si le Nord-Pas de Calais, la Picardie, la Lorraine allient forte mortalité et forte consommation de soins, d’autres régions sont également fortement consommatrices alors que leurs indicateurs de santé apparaissent moyens ou bons. C’est particulièrement le cas de la Provence-Alpes Côte d’Azur et du Languedoc-Roussillon”, précise-t-elle.

“A l’inverse, l’Auvergne, la Basse-Normandie et le Centre ont un recours aux soins plus faible (environ -5%) et un taux de mortalité supérieure à la moyenne nationale (de +5% pour l’Auvergne)”, note-t-elle.

Paris, 22 oct 2009 (AFP)


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