Assurance animale : Vers une gestion responsable des populations canines en Europe

Le Parlement européen a adopté une Déclaration écrite appelant la Commission européenne et les Etats membres à une stratégiepour la gestion des populations de chiens.

Le Parlement européen a adopté une Déclaration écrite appelant la Commission européenne et les Etats membres à développer une stratégie globale pour la gestion des populations de chiens au sein de l’Union européenne. Cela vise notamment le bien-être animal en général, mais aussi à endiguer les trafics de chiots issus entre autres des pays de l’Est.

Les massacres de chiens en Roumanie et dans d’autres pays d’Europe orientale candidats à l’entrée dans l’UE font légion. On sait également que le trafic de chiots malades et non identifiés issus de ce que l’on appelle vulgairement des « usines à chiots » est croissant.

La Déclaration écrite adoptée par le Parlement européen intervient donc dans ce contexte. Elle entend envoyer un message clair à la Commission européenne, laquelle doit prendre des mesures pour garantir le bien-être des chiens et des chats au sein de l’UE.

Cette Déclaration appelle notamment la Commission à répondre à l’article 13 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne (Traité de Lisbonne) qui établit que les animaux sont des êtres sensibles et que l’UE comme les pays membres doivent accorder toute leur attention aux besoins du bien-être animal, tant dans leurs lois que dans leurs politiques.

L’approbation de l’IFAW

« IFAW se réjouit de cette avancée », commente Kate Nattrass Atema, directrice du programme ‘’animaux de compagnie’’ d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux). « IFAW a été étroitement impliqué dans la rédaction de cette Déclaration écrite et a pesé de tout son poids pour qu’elle soit soutenue, car nous sommes convaincus qu’elle engendrera une amélioration considérable du bien-être de la population de chats et de chiens que l’on estime à 120 millions d’animaux dans l’UE. »

« Le manque de loi communautaire facilite le commerce de chiots à l’intérieur des frontières de l’Union européenne », poursuit Kate Atema. « 95 % des chiens importés aux Pays-Bas viennent d’Europe de l’Est où les standards sont bas, où élever des chiots dans des conditions déplorables revient peu cher, et où la rage et d’autres  zoonoses ne sont pas bien gérées parmi la population canine. Cette Déclaration va nous aider à régler le problème de ces conditions alarmantes et à garantir des communautés humaines en bonne santé et équilibrées. »

Des acquisitions qui cautionnent et renforcent les trafics

Nombreux sont les « marchands » de chiens – et de chats – qui s’alimentent malheureusement auprès de réseaux organisés que l’on peut qualifier de véritables « usines à chiots ». Ces animaux, issus d’on ne sait où et pour lesquels il n’existe aucune traçabilité, peuvent présenter des maladies plus ou moins sévères quand ce ne sont pas des troubles du comportement.

D’où l’importance pour les futurs maîtres de prêter une attention particulière en vue d’acquérir un chiot (cela est valable également pour le chat). Acquérir son chien  dans de mauvaises conditions risque de mener les nouveaux maîtres au-devant de déboires multiples. En outre, cela contribue à la croissance de ce genre de trafic.

On peut tout à fait adopter un chien ou un chat dans un refuge. Et si l’on cherche un chiot ou un chaton – qu’il soit de race ou non, il existe en France de nombreux éleveurs (professionnels) ou encore ceux que l’on appelle amateurs passionnés.

Enfin, rappelons que l’assurance santé animale considère comme faisant partie des exclusions toute maladie (y compris celles héréditaires) ou trouble du comportement dont l’apparition est antérieure à la souscription d’un contrat. ans ce cas, les pathologies déjà existantes ne peuvent pas faire l’objet de remboursements par la « mutuelle » chien ou chat.

 


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