Assurance chômage: Le gouvernement salue une “première baisse significative” avec un recul de 0,2%

La France a enregistré “sa première baisse significative du chômage depuis la crise” au premier et deuxième trimestre, a observé la ministre de l’Economie et de l’Emploi Christine Lagarde, son secrétaire d’Etat Laurent Wauquiez parlant d’un “vrai tournant” tout en restant “prudent”.

“La France enregistre au deuxième trimestre sa première baisse significative du chômage depuis le début de la crise. Après 21 mois de hausse, on a la deuxième baisse consécutive (-0,1 point au premier trimestre et -0,2 point au deuxième, ndlr)”, a souligné Mme Lagarde dans une déclaration à l’AFP. “Il y a même une accélération de la décrue”, a-t-elle noté.

Interrogée pour la suite alors que des incertitudes pèsent sur l’activité, Mme Lagarde a déclaré à l’AFP: “à chaque trimestre suffit sa peine”. “Cela me paraît aller dans la bonne direction. Je vois des clignotants au vert sur l’investissement, la croissance, l’intérim, les offres d’emploi cadres, donc on continue, avec une politique de l’emploi bien ciblée sur les publics fragiles”, a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, elle a estimé que “les évolutions récentes de l’emploi et du chômage témoignent clairement d’une meilleure orientation du marché du travail en France” et “reflètent l’amorce progressive d’un cercle vertueux lié au retour de la croissance au deuxième trimestre”.

Le taux de chômage a baissé de de 0,1 point au premier trimestre puis de 0,2 point au deuxième trimestre à 9,3% en métropole et à 9,7% avec les départements d’outre-mer (DOM), selon des données publiées jeudi par l’Insee.

“C’est un vrai tournant, la première fois que nous avons un recul du chômage depuis la crise. Le vent tourne, l’horizon se dégage et notre mobilisation a payé”, a estimé Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi. “Il faut se montrer prudent, on n’a pas encore de baisse massive”, a ajouté M. Wauquiez, qui “s’en tient à un objectif d’arrêter la hausse cette année et d’enclencher la vraie baisse en 2011, et si c’est mieux, tant mieux”.

“Cela montre qu’en matière d’emploi, il n’y a pas de fatalité. Les bons esprits sceptiques s’étaient élevés lorsque le président de la République avait fixé le cap au début de l’année, eh bien, on s’est battu et on a des résultats qui sont cohérents avec les 60.000 créations d’emploi depuis janvier”, a-t-il dit.

Paris, 2 septembre 2010 (AFP)


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