Assurance-chômage : quel avenir pour les chômeurs en fin de droits ?

Alors que le nombre de personnes sans emploi augmente toujours depuis le début de la crise, les partenaires sociaux et le cabinet du ministre délégué à l’emploi, Laurent Wauquiez, se réunissent aujourd’hui pour parler de la prise en charge financière des chômeurs en fin de droits.

« Normalement, lundi, le gouvernement devrait venir avec des propositions, des pistes que nous verrons comment enrichir. Mais ce ne sera pas une réunion finale », a expliqué au quotidien Les Echos, Laurent Berger, secrétaire national chargé des questions d’assurance-chômage à la CFDT.

C’est cet après-midi à Bercy qu’à lieu une réunion de travail sur la question du financement des chômeurs en fin de droits entre ministère de l’emploi et syndicats. En effet, les chiffres avancés sur la question ne sont pas les même suivant les deux camps. Sur environ un million de chômeurs en fin de droits en France, Pôle-Emploi estime à 40% (soit 400.000) le nombre de ceux qui seront sans aucun revenu de remplacement pour 2010. Le gouvernement annonce lui un chiffre de 200.000 selon des sources syndicales, un résultat nettement différent.

Le gouvernement propose d’ailleurs la mise en place de contrats aidés et des formations rémunérées pour certains chômeurs, une mesure à appréhender avec précaution. En effet, ce dernier prend en compte les chômeurs longue durée sans aucun revenu même indirect (c’est à dire via leur conjoint). Les syndicats de leur côté estiment que les chiffres devraient être basés sur les seuls revenus du chômeur et non sur sa situation familiale d’où une estimation à 360.000 le nombre de personnes concernées.

« il ne sera pas question de se contenter de « mesures actives », c’est-à-dire de propositions de formations ou d’emplois aidés. Il y a une partie de ces 360.000 qui peuvent être en formation rémunérée, en contrat aidé. Ça peut être une solution pour certains, mais il risque aussi d’y avoir des gens sans solution pour lesquels il faut une mesure spécifique de prolongation d’indemnisation, d’allocation », ajoute Laurent Berger.

Sources: Les Echos


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