Sondage / Épargne : Les Français jouent le sécurité mais se disent ouverts à une réforme en profondeur du système

1. La crise conduit les Français à épargner davantage

Deux ans après le début de la crise, les Français continuent à être plus fourmis que cigales en privilégiant l’épargne de précaution. Ainsi, 35 % des sondés déclarent vouloir épargner davantage par précaution en 2011, soit 12 points de plus qu’en 2010. Cette volonté est sensible chez les actifs traduisant bien la pression occasionnée par l’environnement économique et social.

La famille et la retraite, moteurs de l’épargne

Le financement de la retraite arrive en seconde position dans les motifs pour épargner, juste après la volonté de mettre de l’argent de côté en faveur de sa famille. Par rapport à 2010, ce sont ces deux moteurs qui progressent le plus (respectivement 5 et 8 points).

Plus de la moitié des sondés déclarent épargner en vue de financer sa retraite (54 %). Ce taux est stable par rapport à 2010 (+ 1 point).

2. La question du financement des retraites demeure d’actualité

La retraite, un sujet majeur et récurrent d’anxiété

Les Français (57 %), malgré la réforme de 2010, restent inquiets en ce qui concerne l’avenir de leur retraite. Le taux de « confiants » ne progresse que de 5 points pour s’établir à 25 %. La question du financement des retraites reste la première préoccupation des Français loin devant l’assurance-maladie, le logement ou la dépendance.

Le oui mais des Français sur la retraite à 62 ans

Les Français apparaissent partagés face à la nécessité du report de l’âge légal de départ la retraite (48 % jugent cette mesure nécessaire et 48 % non). En revanche, elle apparaît irréversible pour 62 % des sondés et cela quelle que soit leur origine partisane (57 % pour les sympathisants de gauche et 72 % pour les sympathisants de droite). Il y a un refus assez consensuel pour porter à 65 ans l’âge de départ à la retraite.

Les Français ouverts à une réforme des retraites de grande ampleur

L’engagement d’une réforme systémique avec l’instauration d’un régime de retraite en compte notionnels (systèmes suédois ou italien) reçoit l’assentiment d’une majorité de Français (59 %).


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