Assurance scolaire : Un produit des Trente Glorieuses

L’assurance scolaire n’est pas un produit récent. Au début des Trentes Glorieuses, les pouvoirs publics ont même envisagé de la rendre obligatoire.

« Dans mon enfance, l’assurance scolaire, on n’en parlait pas autant » se souvient Catherine, mère de deux adolescents. « De ce que je me souvienne, on ne recevait pas tous ces prospectus à la rentrée. Aujourd’hui, tous les ans c’est la même rengaine, la première semaine mes enfants reviennent avec des dizaines de publicités pour les assurances. »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’assurance scolaire n’est pas un produit récent. La première compagnie d’assurance scolaire, aujourd’hui encore leader du marché, la MAE, a été créée en 1932.
Dix ans plus tard, une loi avait été adoptée fixant l’obligation de l’assurance scolaire à tous élèves inscrits à l’école. Mais le décret d’application de ce texte n’a jamais vu le jour. Résultat : une circulaire de 1963 met fin à l’ambiguïté statuant qu’ « on ne serait présenter l’assurance comme une obligation, ni subordonner l’inscription des élèves ou des étudiants à la souscription d’une assurance ».

“J’ai connu dans les années 70 un effectif d’adhérents de 6 à 7 millions”, se souvient, Edgar Mathias, le président de la MAE, principal organisme d’assurance scolaire. La multiplication et la diversification des activités parascolaires type voyage scolaire ou sortie au musée à partir des années 70 ont favorisé le développement de ce produit.
Selon le ministère de l’éducation nationale, 88% des élèves avaient participé à une activité périscolaire au moins chaque année, rendant l’assurance scolaire quasi-obligatoire.


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