Dossier : Des assurances différentes selon les études suivies ?

Les étudiants ne sont pas tous logés à la même enseigne du point de vue de l'assurance. Certaines voies d'enseignements incluent dans leur cursus une période de mises en pratique en milieu professionnel. Les principaux concernés sont les étudiants en médecine.

Les étudiants ne sont pas tous logés à la même enseigne du point de vue de l’assurance. Certaines voies d’enseignements incluent dans leur cursus une période de mises en pratique en milieu professionnel. Les principaux concernés sont les étudiants en médecine.

La plupart des assurances ne font pas de différences entre les étudiants selon les cursus qu’ils suivent. Les contrats proposés sur le marché en automobile, habitation ou pour un emprunt sont les mêmes pour un élève en histoire et un élève en biologie. Mais dans certains cas, les compagnies sont obligées de décliner leurs offres selon le cursus choisi par l’assuré. Comme bien souvent, c’est une question de risque pour l’assureur par rapport au contenu du programme universitaire de l’étudiant.

Les étudiants en médecine sont ainsi amenés à effectuer des stages en milieu hospitalier, et donc à être au contact des patients, voire de les prendre en charge sous la houlette d’un professionnel. Pour une compagnie d’assurance, soigner des personnes malades représente un risque plus important que potasser des bouquins ou être stagiaire dans le service marketing d’une société. C’est pourquoi, elles proposent une responsabilité civile professionnelle (RCP) pour les étudiants inscrits dans les cursus médicaux.

Par rapport à une assurance responsabilité civile classique, les niveaux de garantie sont bien souvent supérieurs et les situations couvertes différentes. L’étudiant est couvert dans le cadre de soins prodigués en milieu hospitalier, des stages, des gardes, mais aussi pour les interventions d’urgence en dehors des horaires de travail. En clair, les conséquences pécuniaires d’un recours contre l’étudiant sont prises en charge dans la grande majorité des cas où il est amené à intervenir.

Les étudiants en médecine ne sont pas les seuls à bénéficier de cette couverture en responsabilité civile professionnelle. Les étudiants en pharmacie, kinésithérapie, dentaire, écoles d’infirmiers, de sages femmes, mais aussi les puéricultrices, manipulateurs radios, ergothérapeutes, psychomotriciens, aides soignants, voire les psychiatres sont potentiellement concernés par cette particularité.


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