Assurance / Formule 1 : Les conséquences de l’annulation du grand-prix de Bahreïn

La saison 2011 de F1 ne s’ouvrira pas à Bahreïn comme prévu mais à Melbourne (Australie) ce weekend du 25 au 27 mars. Suite aux troubles que connait le Royaume de Bahreïn depuis quelques semaines, la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) n’a eu d’autres choix que de reporter le grand-prix. Ce report va forcement avoir des conséquences pour les organisateurs et les diffuseurs de la course.

Les organisateurs du GP de Bahreïn ont décidé d’annuler l’épreuve. Le GP devait ouvrir la saison de F1 le 13 mars dernier. Après être resté longtemps sur la réserve, le paddock s’était fait entendre de plus en plus clairement et avait fait savoir qu’il serait prêt à boycotter le grand-prix si jamais Bernie Ecclestone le grand argentier de la F1 s’entêtait à le maintenir. D’autant plus qu’il est improbable que les assurances acceptent de couvrir les risques d’un tel déplacement dans la situation actuelle.

En effet, La formule 1 ne dispose pas d’assurance a proprement dit, en cas d’annulation de grand-prix. En revanche, selon les contrats signés entre le patron de la F1 Bernie Ecclestonne et les pays concernés, une clause de type « force majeure » peut prendre en charge les frais de remboursement en cas d’annulation d’un grand-prix. Cette clause inclut « les domaines de crise financière et d’ordre politique ».

L’annulation du grand-prix de Bahreïn s’inscrit dans le deuxième cas de figure. Par conséquent tous les acteurs sont protégés. Par la suite, les dédommagements sont à négocier entre le prince héritier du Bahreïn et Bernie Ecclestone. Cela dépend de la teneur et surtout de la durée des contrats signés. S’ils sont renouvelés tous les ans, les acteurs seront dédommagés mais s’ils sont renouvelés tous les deux ans, ou plus, les dédommagements seront moindres voire nuls.

CP : Morio-Wikimédia


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