Robert Benmosche, l’ancien PDG de MetLife choisi pour diriger AIG

DRLe groupe d’assurance américain AIG, nationalisé de fait à l’automne, a annoncé lundi que l’ancien PDG du groupe d’assurance américain MetLife, Robert Benmosche, avait été choisi pour être directeur général, en remplacement d’Ed Liddy qui avait annoncé son intention de quitter ces fonctions.

M. Benmosche, 65 ans, assumera ses fonctions le 10 août, et siègera également au conseil d’administration à partir de cette date.
Il avait été directeur général de MetLife, un assureur qui a mieux résisté que certains de ses concurrents à la crise financière, entre 1998 et 2006.

AIG avait annoncé en mai que son patron Edward Liddy, arrivé à la tête de la société au moment de sa nationalisation, avait l’intention de démissionner et que sa décision serait effective dès la désignation d’un successeur. M. Liddy, 63 ans, ancien patron d’Allstate, un concurrent d’AIG, ne dirigeait le groupe que depuis septembre, un rôle bénévole qu’il a accepté pour restructurer une société enregistrant des pertes colossales.

“Les parties intéressées peuvent attendre une transition dans la continuité, et être confiants que le travail pour reconstruire la valeur des activités d’AIG et rembourser le gouvernement va se poursuivre sans interruption”, a assuré M. Liddy, cité dans un communiqué.
Par ailleurs le groupe a annoncé le départ, d’ici à la fin septembre, de Paula Rosput Reynolds, qui chapeautait sa restructuration.

Bien qu’il n’ait été pour rien dans la débâcle d’AIG, M. Liddy avait été durement critiqué par la classe politique, entre autres lors d’auditions au Congrès où il personnifiait la débauche d’argent public – plus de 170 milliards de dollars – dépensé pour sauver le groupe.

Il avait notamment été en première ligne en mars au moment du scandale des 165 millions de dollars de primes versées aux salariés les plus haut placés d’AIG, malgré des performances exécrables, et avait dû plaider que le groupe n’avait pas eu légalement d’autre choix.

Il avait fini par passer à la contre-attaque en demandant au Congrès à la mi-mai de cesser de dénigrer le groupe, pour ne pas nuire à la valeur des actifs que le groupe entend céder, dans l’intérêt des contribuables. Après les plus de trente ans de règne de Hank Greenberg, jusqu’en 2005, la direction de l’ancien numéro un mondial était devenue instable. Son successeur Martin Sullivan n’était resté que trois ans et le prédécesseur de M. Liddy, Bob Willumstad, trois mois seulement, évincé au moment où AIG avait dû être
sauvé de la faillite en urgence par les pouvoirs publics.

AFP


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