Assurance vie : 10.000 milliards d’euros manquent aux proches d’assurés décédés en Europe

Les Allemands et les Suédois sont insuffisamment protégés financièrement pour faire face au décès prématuré d’un membre de leur famille, selon une étude publiée lundi par le réassureur helvétique Swiss Re.

Selon cette étude, il manquerait, en moyenne, plus de 100.000 euros par individu financièrement dépendant d’une personne décédée pour leur permettre de maintenir un niveau de vie équivalent dans ces deux pays.

Pour calculer cet “écart de protection” entre les ressources financières effectivement disponibles au décès de la personne et les besoins des ayants droit, Swiss Re a pris en compte les contrats d’assurance vie et de prévoyance souscrits, ainsi que l’épargne disponible et les dispositifs de soutien gouvernementaux.

L’étude porte sur douze grands pays européens, principalement à l’ouest, hormis la Turquie et la Pologne.

Sur l’ensemble des pays étudiés, Swiss Re évalue à plus de 10.000 milliards d’euros l’insuffisance de ressources par rapport aux besoins. Pour le réassureur, ce décalage représente un potentiel de primes d’assurance annuelles de 25 milliards d’euros pour le secteur. “Il y a des centaines de milliers de gens qui sont sous-assurés et ont  besoin de protection”, avancent les auteurs de l’étude.

Parmi les pays étudiés, la France est parmi les mieux lotis, avec un écart légèrement inférieur à 40.000 euros par individu. Les Pays-Bas et la Suisse sont les mieux couverts, avec un écart quasi-nul.

Paris, 27 septembre 2010 (AFP)


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