Auto : Les tarifs d’assurance pour les conducteurs handicapés

Selon le cadre légal, les compagnies d’assurance dispensant des contrats automobile n’ont nullement le droit d’exiger d’une personne une surprime en raison de son handicap. Mais la réalité est autre, et démontre des primes et cotisations plus élevées, justifiées par la protection des équipements spécialisés que nécessitent les conducteurs handicapés.

Une personne handicapée est tout à fait à même de conduire si elle est déclarée apte après avoir passé un examen, initié par une commission médicale. Selon un arrêté datant du 21 décembre 2005 relatif aux affections médicales incompatibles avec la conduite, il revient ensuite à la personne handicapée de juger avec les années si elle reste capable de prendre le volant.

En tant que conductrice, elle doit contracter en toute légitimité une protection contre tous les sinistres pouvant survenir sur la route. Les tarifs des assurances sont réputés plus élevés pour les personnes handicapés, alors qu’il est pourtant strictement illégal d’appliquer une surprime en raison du risque accru que représente leur invalidité. Pourquoi illégal ? Tout simplement car tous les chiffres enregistrés tendent à prouver qu’une personne invalide n’est pas plus sujette aux accidents que tout autre conducteur. Elle ne représente donc pas un danger concret.

Des aménagements et équipements spécialement adaptés

Le coût élevé des contrats d’assurance auto pour les personnes handicapées se justifie surtout en raison de l’aménagement adapté dont elles ont besoin au sein du véhicule : substitution des pédales par des manettes, volant accessible, changement de vitesse automatique, fauteuil spécifique et ergonomique, portes coulissantes… L’installation de cet équipement révèle un certain investissement qu’il est important d’assurer en cas de dommage. D’où une répercussion directe sur le tarif des primes/cotisations.


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