Comment est-on assuré pour un piercing ou un tatouage ?

En cas de complication suite à un piercing ou tatouage, une prise en charge est nécessaire.

S’il existe des perceurs ou des tatoueurs très reconnus, certains professionnels et clients ne respectent par les normes d’hygiène indispensables. Infection, allergie, contamination, endocardite voire gangrène, les complications peuvent alors s’avérer dangereuses et une prise en charge est nécessaire.

Fonctionnement
Bien que l’Académie de médecine ait demandé qu’une assurance privée, souscrite par le client, prenne en charge les dommages liés aux actes de piercing et de tatouage, c’est toujours l’assurance maladie et donc la collectivité qui intervient.

Statut
Le perceur ou le tatoueur est considéré comme un commerçant ou un artisan. Il n’y a pas de diplôme et la profession n’est pas reconnue : il n’y donc pas d’harmonisation des règles. Les assurances sur l’acte de percer ou tatouer n’existent pas. Les professionnels sérieux ont toutefois une responsabilité civile.

Obligations sanitaire
– Information des risques encourus ;
– conformité aux normes des locaux ;
– utilisation de matériel stérile et à usage unique ;
– utilisation des produits de tatouage aux normes européennes ;
– formation des professionnels qui pratiquent ces actes.

– Les Agences régionales sanitaires imposent désormais des stages d’hygiène.

– L’autorisation parentale pour les mineurs est également nécessaire.

Prévention
Des campagnes de prévention ont été mises en place afin de sensibiliser les clients, qui doivent prendre leur responsabilité et notamment de vérifier la qualité du professionnel. L’entretien de son piercing ou de son tatouage, notamment dans les premières semaines, est indispensable.

Voir également :
Les recommandations de l’Académie de médecine
– le site du syndicat des perceurs professionnels français 

 


3 commentaires sur

  • bouard Vues :

    Bien dit !

  • Karine Grenouille Vues :

    Le rapport de l’Académie auquel il est fait allusion ici constitue un document vivement contesté par la profession, ainsi que par plusieurs membres du corps médical, car il constitue à la fois une démonstration stigmatisante et dépourvue de cohérence, ainsi qu’un inventaire alarmiste sur les complications liées aux actes de tatouage et de piercing. En outre, depuis la publication de ce document en janvier 2008, le Ministère de la santé a heureusement associé tatoueurs et pierceurs (via SNAT et SPPF), des professions sensibilisés à l’hygiène depuis de longues années, à la rédaction des textes d’application du décret du 19 février 2008.
    L’information des risques encourus, la mis en conformité des locaux, la stérilisation du matériel et la formation des professionnels sont des OBLIGATIONS RÈGLEMENTAIRES, et non des recommandations !
    Dans ce contexte, le SNAT a été sollicité par plusieurs professionnels de l’assurance et a étudié différentes propositions pendant l’année 2010. Au terme de plusieurs mois de travail, et après avis éclairé d’un avocat, il est apparu tout-à-fait prématuré d’envisager une solution réaliste et cohérente de la part des assureurs français (ou anglais !)…
    On peut rappeler que les complications consécutives à un tatouage sont rares (elles le sont moins pour un piercing) et sont généralement liées à des défauts de soins pendant la cicatrisation, et non à une erreur d’asepsie pendant l’acte. La responsabilité du professionnel est donc exceptionnellement mise en cause : une couverture en RC pro devrait absolument tenir compte de cet élément. Or, aucune proposition n’en tenait compte, outre le fait que les clauses restrictives sont souvent parfaitement aberrantes. Une assurance professionnelle, pourquoi pas, mais pas dans n’importe quelles conditions, ni à n’importe quel prix…
    Quoi qu’il en soit, si vous avez besoin de renseignements objectifs et concrets sur les pratiques du tatouage et du piercing, tournez-vous vers le SNAT et le SPPF, plutôt que vers les “sages” de l’Académie de médecine !
    Karine Grenouille, secrétaire du Syndicat National des Artistes Tatoueurs (vous l’aviez mentionné, pourquoi l’avoir retiré ?)

  • Grenouille Vues :

    Le rapport de l'Académie auquel il est fait allusion ici constitue un document vivement contesté par la profession, ainsi que par plusieurs membres du corps médical, car il constitue à la fois une démonstration stigmatisante et dépourvue de cohérence, ainsi qu'un inventaire alarmiste sur les complications liées aux actes de tatouage et de piercing. En outre, depuis la publication de ce document en janvier 2008, le Ministère de la santé a heureusement associé tatoueurs et pierceurs (via SNAT et SPPF), des professions sensibilisés à l'hygiène depuis de longues années, à la rédaction des textes d'application du décret du 19 février 2008.
    L'information des risques encourus, la mis en conformité des locaux, la stérilisation du matériel et la formation des professionnels sont des OBLIGATIONS RÈGLEMENTAIRES, et non des recommandations !
    Dans ce contexte, le SNAT a été sollicité par plusieurs professionnels de l'assurance et a étudié différentes propositions pendant l'année 2010. Au terme de plusieurs mois de travail, et après avis éclairé d'un avocat, il est apparu tout-à-fait prématuré d'envisager une solution réaliste et cohérente de la part des assureurs français (ou anglais !)…
    On peut rappeler que les complications consécutives à un tatouage sont rares (elles le sont moins pour un piercing) et sont généralement liées à des défauts de soins pendant la cicatrisation, et non à une erreur d'asepsie pendant l'acte. La responsabilité du professionnel est donc exceptionnellement mise en cause : une couverture en RC pro devrait absolument tenir compte de cet élément. Or, aucune proposition n'en tenait compte, outre le fait que les clauses restrictives sont souvent parfaitement aberrantes. Une assurance professionnelle, pourquoi pas, mais pas dans n'importe quelles conditions, ni à n'importe quel prix…
    Quoi qu'il en soit, si vous avez besoin de renseignements objectifs et concrets sur les pratiques du tatouage et du piercing, tournez-vous vers le SNAT et le SPPF, plutôt que vers les "sages" de l'Académie de médecine !
    Grenouille, secrétaire du Syndicat National des Artistes Tatoueurs (merci de l'avoir mentionné !)

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