Assurance maladie : Quelle prise en charge pour un AVC ?

L’accident vasculaire cérébral (AVC) n’est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale qu’à partir du moment où il est considéré invalidant. Il rentre alors dans la catégorie des “30 affections longue durée (ALD) exonérantes” établie par l’Assurance maladie.

Troisième cause de décès et première cause de handicap en France, l’AVC atteint chaque année 155.000 nouvelles personnes. On considère qu’une personne est victime d’un AVC toutes les 4 minutes. Souvent méconnue ou négligée, l’affection concerne pourtant aujourd’hui 800.000 français, dont 500.000 en conservent un handicap léger ou sérieux.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Tel que l’indique le site d’information belge passionsanté.be, “un AVC est au cerveau ce que l’infarctus est au cœur”. Environ 75% des AVC sont engendrés par un arrêt immédiat et brutal de la circulation sanguine qui alimente le cerveau. Cet arrêt est causé par un manque d’oxygène, en raison d’une artère bouchée par la formation d’un caillot de sang. Lorsque se déroule ce phénomène, une petite partie des tissus cérébraux se meurt.

Il existe de nombreuses formes d’AVC :

– La thrombose : graisses et calcification se produisent sur les parois artérielles jusqu’à ce qu’elles soient complètement bouchées.

– L’’embolie : Un morceau de plaquettes sanguines, de graisses ou de calcification se détache du cœur ou des grandes artères comme l’aorte pour aller se loger dans un vaisseau sanguin qui mène au cerveau.

– Rupture d’anévrisme : Dans 20% des cas, un AVC est causé par une hémorragie qui a lieu dans le cerveau lui-même, en raison d’une rupture d’un vaisseau sanguin cérébral.

Les facteurs de risque

Les causes de l’AVC peuvent être diverses et variées d’une personne à une autre, d’une zone géographique d’habitation à une autre. On dénombre cela quelques facteurs de risque récurrents :

– Le tabac
– L’alcool
– La malbouffe
– La sédentarité
– Le diabète…

Il est important de comprendre que l’AVC n’est plus l’apanage des personnes âgées, et que toute personne peut y être sujette, en particulier les femmes. Le nombre des 20-64 ans atteints a explosé de 25% en 20 ans.

Reconnaitre l’AIT de l’AVC

Un accident ischémique transitoire (AIT) est une période courte de déficit neurologique qui peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Les symptômes étant les mêmes que ceux d’un AVC, il est très délicat de discerner l’un de l’autre. La situation se clarifie dans les 24h, si l’état neurologique du patient évolue favorablement.

Attention toutefois, un AIT peut être annonciateur d’un AVC dans 5% des cas. Il convient donc de rester vigilant et d’être suivi.

Non mortel et moins grave, un AIT est considéré non-invalidant. En revanche, l’AVC est, lui, caractérisé invalidant pour sa sévérité.

Prise en charge

Étant considéré comme invalidant, un AVC fait partie  de la catégorie des “30 affections longue durée (ALD) exonérantes” établie par l’Assurance maladie. Traitements, médicaments et examens sont donc pris en charge à 100% par la Sécurité sociale,  sur ses bases de tarifs. Ce dernier détail est très important car justement certains éléments sortent du cadre de la prise en charge intégrale.

Il s’agit :

– Des dépassements d’honoraires
– De la différence entre le tarif remboursé par l’Assurance maladie et le prix de vente
– De la participation forfaitaire de 1 euro et de la franchise médicale
– Du forfait hospitalier
-Des traitements non conventionnels, comme les vitamines, l’homéopathie, les huiles essentielles seront remboursés selon leur vignette.

Prise en charge des dépassements par la complémentaire santé

L’assurance complémentaire santé peut prendre en charge, selon les garanties comprises dans le contrat et leur étendue, le reste des frais sur la base du tarif de la Sécurité sociale.


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