La prise en charge des différentes méthodes de contraception

Malgré la diversité des méthodes de contraception, le remboursement par l’Assurance maladie demeure très inégal. Il peut donc paraître judicieux de choisir une complémentaire santé adaptée pour une prise en charge étendue.

Les différentes possibilités proposées en matière de contraception s’adaptent désormais au plus grand nombre, selon le profil médical et la tolérance de chacune.

Selon une étude BVA-INPES datant de 2007, 58% des Françaises choisissent la pilule comme méthode contraceptive.
Elles se tournent majoritairement vers la pilule dite de troisième génération, ou mini-dosée.
Le préservatif est la deuxième méthode contraceptive choisie dans l’hexagone.
Le stérilet arrive en troisième position des contraceptifs plébiscités.

Les différentes méthodes contraceptives

– Pilules contraceptives;
– Stérilet;
– Diaphragme;
– Préservatifs masculin et féminin;
– Spermicides;
– Dispositif transdermique hormonal (patch);
– Anneau contraceptif;
– Implant sous-cutané.

A noter :

Dans les centres de planning familial, les mineures peuvent, à titre anonyme et gratuit :

– Effectuer des analyses et des examens médicaux;

– Se procurer des moyens de contraception.

La prise en charge par l’Assurance maladie

Pour le stérilet et l’implant sous-cutané :

– Le remboursement est de 65% sur la base du tarif de référence.

Pour la pilule contraceptive :

– La Sécurité sociale n’étend sa couverture qu’aux pilules de première et deuxième générations;

– Le remboursement s’effectue à hauteur de 65%;

– Elles ne peuvent être délivrées que sur prescription médicale (à renouveler).

A noter :

– Depuis janvier 2010, les pilules de troisième génération entrent peu à peu dans la grille de remboursement (deux modèles sont désormais remboursés par la Sécurité sociale à hauteur de 65%);

– Tous les autres moyens de contraception ne sont pas pris en charge par l’organisme de santé publique.

La prise en charge par les complémentaires santé

– Certains contrats proposent, sous forme de forfaits de prévention, de couvrir les frais non remboursés de certaines méthodes contraceptives;

– D’autres remboursent la partie restante à payer, non prise en charge par l’Assurance maladie.

A noter :

– Il convient de bien étudier les différents contrats de complémentaires santé proposés, afin de choisir celui qui apparaît le mieux adapté aux besoins recherchés (selon le type de méthode contraceptive désiré).

En ce qui concerne la contraception d’urgence

– La « pilule du lendemain », permet de limiter les risques de grossesse de manière conséquente, à condition d’être prise peu de temps après le dernier rapport à risque;

– La contraception d’urgence est prise en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 65%, à condition quelle soit prescrite par un médecin.

A noter :

– La pilule du lendemain est accessible en pharmacie sans ordonnance, elle n’est cependant pas remboursée par la Sécurité sociale dans le cas de distribution libre;

– Les mineures peuvent bénéficier de la gratuité de la contraception d’urgence, en justifiant de leur minorité. Le pharmacien peut ensuite se faire rembourser par l’Assurance maladie.

Crédit photo : Ceridwen-Wikimedia


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