Prise en charge de l’hypertension artérielle

Considérée jusqu’à récemment comme une Affection longue durée (ALD), l’hypertension artérielle était prise en charge intégralement par l’Assurance maladie. Elle a toutefois été retirée le 31 octobre 2012 de cette catégorisation, ce qui change désormais les modalités de son indemnisation.

La pression artérielle s’examine à chaque fois qu’un patient visite son médecin traitant. Il est important de la surveiller car elle peut parfois révéler des pathologies.

La pression artérielle est considérée anodine lorsque, après examen, elle n’excède pas la mesure de 14/9. Elle entre dans sa limite et est à contrôler entre 14/9 et 16/9,5. Elle devient par contre résolument inquiétante si elle dépasse 16/9,5. On parle alors d’hypertension artérielle grave.

Hormis cet examen de routine pratiqué chez un généraliste, certains signes avant-coureurs peuvent alerter. Tels que des troubles visuels, des vertiges, des maux de tête, des saignements du nez…

Émission du diagnostic

Afin que son diagnostic soit défini et complètement arrêté, un docteur, qui a détecté une potentielle hypertension artérielle, doit procéder à un suivi sur son patient au moins 2 fois en 15 jours afin que les résultats reflètent bel et bien la présence de la maladie.

L’hypertension artérielle est une maladie sévère. Il est possible de vivre de longues années avec si le patient est réceptif aux traitements qu’il reçoit mais elle peut conduire à terme à une maladie cardiovasculaire, à un AVC ou parfois, à la maladie d’Alzheimer.

Prise en charge

Auparavant, l’hypertension artérielle était considérée comme une Affection longue durée. En tant que telle, la prise en charge de l’Assurance maladie était totale, le malade bénéficiait du tiers-payant de la Sécurité sociale et n’avait aucun argent à débourser.

Depuis le 31 octobre, la donne a changé, l’hypertension artérielle a été retirée de la classification ALD par le Conseil d’État. Sa prise en charge en souffre donc et tombe de 100% à moins de 70%. Soit plus de 30% à financer de la propre poche des patients, ou de leurs assurances santé complémentaires.

L’avantage pour les anciens hypertendus

Pour le plus grand soulagement des personnes qui souffraient d’hypertension artérielle avant juin 2011, date de promulgation de la loi avant son passage devant le Conseil d’État, ils continueront à bénéficier d’une prise en charge à 100% de leur maladie. Seuls les nouveaux impactés seront concernés par le déremboursement total.

 


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