Qu’est-ce que l’assurance chômage pour un prêt immobilier ?

Dans le cas d’un prêt immobilier, une assurance chômage facultative peut vous être proposée. Elle permet la prise en charge le versement des échéances de l’assuré en cas de perte de son emploi. 

Définition
L’assurance chômage généralement proposée dans le cadre d’un prêt immobilier est souvent assortie d’un délai de carence ainsi que d’une franchise. Le délai de carence est une période de six mois à un an, à partir de la signature du contrat, pendant laquelle vous ne pourrez pas faire de demande d’indemnisation auprès de la compagnie d’assurance.

Concernant la franchise, à partir de votre première indemnisation par Pôle Emploi, la demande d’assurance chômage pourra être faite, vous ne serez indemnisé par l’assurance qu’après une franchise de trois à six mois après la perte de votre emploi.

Enfin, pour pouvoir faire jouer votre assurance chômage, il faut être involontairement sans travail (le licenciement, la fin d’un CDD, la démission légitime …).

Ce qu’elle couvre 

Normalement, elle couvre l’assuré durant une période maximale de 4 ans, cependant, cette durée est variable selon les compagnies. Elle permet donc de prendre en charge :

– les particuliers qui ont perdu leur emploi ;
– la quasi-totalité des salaires durant 1 an ;
– les échéances des crédits (à durée limitée cependant).

Les exceptions
Les exceptions qui suivent sont non exhaustives :

L’assuré ne pourra pas bénéficier d’indemnisations s’il n’est pas inscrit à l’Assedic dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat (sauf cas particuliers). A savoir que passé les 55 ans, il sera trop tard pour souscrire l’assurance, de même que si le souscripteur a atteint l’âge de la retraite.

Si le demandeur n’est pas salarié, en CDI, présent dans l’entreprise depuis 6 mois, ou si la personne est en période de préavis ; s’il s’agit d’une démission, d’un licenciement (pour faute grave/lourde) alors vous n’êtes pas couvert par l’assurance perte d’emploi.

De même qu’il faut être physiquement apte à l’emploi. Cela signifie que si l’assuré est en arrêt maladie, maternité, maladie professionnelle ou accident de travail, il ne pourra prétendre à son indemnisation qu’à la fin de son congé.

Cas particuliers

Les saisonniers :

Sont pris en compte les salaires perçus dans les 2 ou 3 années précédant la fin du contrat. Y est ôté un coefficient réducteur qui dépend du nombre de jours travaillés.  Le travail doit être effectué dans certains domaines :
– tourisme ;
– centres de loisirs et vacances ;
– activités saisonnières agricoles ;
– exploitations forestières ;
– sport professionnel ;
– casinos et cercles de jeux.

Les temps partiels :

Le temps de travail doit être inférieur à 136 heures par mois.


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