Cas pratiques : Accidents, collisions, chutes… quelle assurance ski est adaptée ?

Quelques cas pratiques d’accident de ski nécessitant une assurance ou non.

Dans quelles circonstances peut-on utiliser l’une de ses assurances au ski ? Que faudrait-il faire ?

– En perdant le contrôle de ma vitesse, je renverse une école de ski : Mon contrat habitation, carte bancaires premium, certaines assurances ski fournissent une garantie responsabilité civile pour les dommages corporels causés à des tiers. Ces contrats peuvent aussi apporter une assistance juridique et couvrir les frais de justice et de défense. Attention certaines limites s’appliquent.

– Je fais une chute de la falaise et perd l’usage d’un membre : Ma GAV (garantie accident de la vie) m’indemnise. Attention elle concerne souvent des invalidités lourdes à partir de 30 à 50% d’invalidité (amputation, perte d’un membre par exemple).

– Je me casse les ligaments croisés du genou sur la piste et part en barquette : les frais de secours peuvent être remboursés (contrat habitation, carte premium, assurance ski). La rupture des ligaments est le premier des accidents lourds en ski.

– J’ai franchi une barrière pour faire un ski hors-piste et me blesse : je risque de ne pas être couvert (exclusion de garantie) pour les frais de secours sauf par les assurances ski dédiés et carte de paiement premium qui le couvrent. Par ailleurs, en cas de ski hors piste véritable, au-delà des remontées mécaniques, les secours publics peuvent venir me chercher et sont en principe gratuits.

– En rigolant, je tarde à débarquer du télésiège et casse mon ski : je suis censé être responsable de ma descente. L’exploitant des cabines a tout apporté en termes de sécurité disponible pour le passager. Une obligation de moyens pour l’exploitant s’applique dans les remontées mécaniques à la montée et à la descente. Toutefois, l’exploitant peut aussi être responsable pour ne pas avoir ralenti l’appareil à temps. Lors du transport passif du skieur, en revanche, l’exploitant a une obligation de résultat en termes de sécurité et ne peut éviter d’être tenu responsable si un problème met en danger le passager.

– Après avoir bu beaucoup trop de vins chauds, je me blesse sur les pistes : je ne suis pas couvert en cas d’alcoolémie dépassant celle définie par le code de la route.

– Au départ de Paris, j’ai une grosse otite qui s’aggrave en altitude : je ne suis pas remboursé par ma garantie frais médicaux de mon assurance ski ou carte bancaire chez le médecin de la station pour des affections antérieures au contrat de voyage ou de ski.

– Après mon accident sur les pistes, je suis hospitalisé à Grenoble et j’ai laissé ma voiture dans la station où j’étais seul : certaines assurance ski, carte paiement ou habitation peuvent prendre en charge le retour de mon véhicule, mais aussi un billet de train pour que ma sœur vienne me voir et dorme à l’hôtel ainsi que le remboursement de mon forfait de plus de trois jours.

– J’ai une excellente mutuelle et je dois faire de grosses dépenses : soins, attelle, cannes anglaises, médicaments…. : ma mutuelle me couvre bien. Les garanties frais médicaux des assurances ski ne sont pas toujours très intéressantes par rapport aux complémentaires santé. Elles viennent en déduction de la prise en charge de la Sécu et de la mutuelle existante.

– Je n’ai pas de mutuelle ni d’assurance habitation, j’ai une visa classic. Je me blesse et heurte un autre skieur : L’addition risque d’être salée. Je dois tout débourser de ma poche : secours, frais médicaux, rapatriement, forfait inutilisé, matériel, indemnisation de la victime si elle porte plainte.


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