Avantages fiscaux de l’assurance-vie

En dépit d’un panel de réformes qui ont rendu ses attraits moins intéressants que par le passé, l’assurance-vie se distingue toujours comme un produit phare. Au cœur de sa popularité: ses avantages fiscaux.

L’assurance-vie doit son succès avant tout à sa rentabilité financière et son aisance de gestion mais également à ses avantages fiscaux.

Si les changements politiques de gouvernements ont parfois mis à mal cette fiscalité attractive en augmentant sans cesse les taux d’imposition, elle n’en est pas moins toujours significative.

Taxation

Les produits et intérêts capitalisés au contrat sont hors imposition et ce durant toute la vie du contrat.

La première taxation s’opère sur chaque retrait de l’assuré, des prélèvements sociaux à hauteur de 11%.

La seconde s’applique sur les mêmes gains sur un retrait prématuré de l’épargne. Cette imposition est calculée en fonction du nombre d’années d’existence du contrat d’assurance-vie:

– Les gains sont taxés à 35% pour tout retrait anticipé avant 4 ans d’existence.
– Les gains sont taxés à 15% pour toute sortie effectuée entre 4 et 8 ans d’existence.
– Au delà de 8 ans, tout retrait est défiscalisé. La sortie du contrat entraine cependant  une taxation de 7,5% sur les plus values en comptant toutefois une exonération fiscale de 4 600 euros pour les célibataires et de 9 200 euros pour les personnes mariées ou pacsées.

Ainsi, il est bien plus rentable de garder son contrat d’assurance-vie au moins 8 ans, afin que la fiscalité offre ses plus larges avantages. Ces 8 années correspondent à la durée au cours de laquelle la compagnie d’assurance garantit un taux minimum de rendement annuel.

Fiscalité en cas de décès de l’assuré

Sommes versées avant les 70 ans de l’assuré

– Exonération d’impôts jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire
– De 152 500 euros à 902 838 euros, la taxation est de 20%
– Au delà de 902 838 euros, l’imposition passe à 25%

Les conjoints et pacsés sont totalement exonérés d’impôts.

Sommes versées après les 70 ans de l’assuré

Après un abattement de 30 500 euros, les sommes versées sont soumises aux droits de mutation (droits et taxes perçues parle notaire au compte de l’état) selon le degré de parenté entre l’assuré et son bénéficiaire.


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