Assurance téléphones mobiles : Ce qui est réellement couvert

Proposées en supplément lors de l’achat d’un appareil, les assurances de téléphones mobiles servent a priori à couvrir contre tous risques de détérioration, casse ou vol. Oui mais attention, de nombreuses conditions et exclusions s’appliquent.

Dans une récente enquête menée auprès de plusieurs compagnies, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir tirait la sonnette sur les assurances de téléphones mobiles et leurs restrictions, rendant leur utilité et leur efficacité très limitées. Ainsi les usagers pensent-ils être protégés, pour moins d’une dizaine d’euros par mois, contre tous les désagréments qui pourraient nuire à leur smartphone. Dans la réalité, les choses sont tout autre. L’indemnisation étant dans la majorité des cas refusée à l’utilisateur pour cause de non prise en charge et d’exclusion du préjudice subi.

Ce qui est réellement couvert

De nombreuses enseignes proposent aujourd’hui des assurances de téléphones mobiles. Des opérateurs, des établissements de grande distribution, des bancassureurs et des assureurs. Pour 3, 6 ou 9 euros par mois, soit 36, 72 ou 108 euros par an, trois niveaux de couvertures sont proposés.

Voici en détails, les cas réellement assurés et qui ouvrent droit à un remboursement.

L’offre de base couvre contre :

– Le vol caractérisé procédant d’une effraction, d’une agression ou de menaces. A différencier du vol à la tire (vol sans violence, appareil dérobé dans un sac, dans une poche de pantalon ou de manteau) et du vol à la sauvette (vol sans violence, appareil dérobé alors qu’il était à un mètre de soi, sur une table de restaurant par exemple). Attention, pour être indemnisé, l’usager doit avoir déclaré au préalable le vol auprès d’un poste de police, recevant ainsi en retour le procès verbal de sa plainte.

– Le dommage accidentel provenant d’un phénomène extérieur à l’usager. Par exemple une personne qui bouscule l’usager dans un concert et que le téléphone tombe à terre. Si la chute de l’appareil est du à l’utilisateur, aucune indemnisation ne peut être revendiquée.

L’offre intermédiaire couvre contre :

– Le vol caractérisé

– Le vol à la tire

– Le vol par introduction clandestine : dans un véhicule, un logement, au travail…

– Le dommage accidentel provenant d’un évènement extérieur

– L’oxydation accidentelle : par exemple si l’usager est bousculé est que son téléphone tombe dans une flaque, si il poussé dans une piscine…

L’offre haut de gamme couvre contre :

– Le vol caractérisé

– Le vol à la tire

– Le vol à la sauvette

– Le vol par introduction clandestine

– Le dommage accidentel provenant d’un évènement extérieur

– L’oxydation accidentelle

– La perte accidentelle : par exemple si l’usager est bousculé et que son téléphone tombe dans une plaque d’égout

A savoir

Ainsi, est-il à noter que tout désagrément considéré du propre chef de l’utilisateur ne sera pas remboursé. S’il le lâche malencontreusement et qu’il chute par terre, s’il le perd ou l’oublie quelque part, s’il le fait tomber dans l’eau…

Pour l’indemnisation, la valeur d’achat ou un montant plafonné (300 euros majoritairement) seront remboursés à l’usager ainsi que 78h de communication frauduleuse en cas de vol.

 

 

 


2 commentaires sur

  • Mélodie Vues :

    Ah parce que vous avez vu beaucoup de clients, vous, qui avez l'opportunité de consulter ces fameuses conditions générales avant de contracter une assurance de téléphone mobile ? Renseignez-vous mieux, c'est justement ce qu'a démontré l'enquête de l'UFC, qu'aucun agent de téléphonie n'était foutu de fournir la moindre réglementation!!! De plus ils sont tellement mal formés qu'ils racontent aux clients que des bobards sur les couvertures! "Oui, oui, ça couvre ABSOLUMENT tout"! N'oublions pas non plus qu'ils déversent leurs approximation a la pelle car ils reçoivent une commission sur la vente de ces fameuses assurances. Enfin… Vous ne seriez pas un peu assureur vous par hasard ?!!!

  • Max Vues :

    Or tout est précisé clairement dans les conditions générales des contrats. Avant d’écrire bêtement, les journalistes feraient mieux d’étudier plus en détails chaque sujet au lien d’écrire des foutaises. Une assurances couvres certains risques, il est donc normal qu’elle ne couvre pas tout. Il serait naïf de croire qu’en payant une cotisation faible on peut avoir de fortes garanties, or les français sont bêtes et comprennent les choses à leur manière.
    U

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