AIG : Discussions entamées avec la France et l’Angleterre pour éviter un effet domino

L’assureur américain a confirmé ce jeudi être en discussions avec les autorités françaises et britanniques après la démission des dirigeants de Banque AIG, une filiale financière française. Ces démissions « pourraient entraîner une augmentation des risques encourus sur les produits dérivés souscrits par Banque AIG » annonce un communiqué du groupe.

Les démissions le 10 mars dernier de Mauro Gabriele et de Jim Shephard, respectivement PDG et adjoint de Banque AIG, entraînent une crainte de voir l’autorité de régulation française, la Commission bancaire, placer ses représentants à la tête de l’établissement. Une telle mesure aurait pour effet immédiat de rompre les contrats de couverture passés entre Banque AIG et ses clients.

Or ces produits, censés couvrir les défaillances de paiement sur les crédits à risques, ont été souscrits par de nombreux établissements financiers à travers le monde, mais notamment en Europe et en Amérique du Nord. Le site internet du Wall Street Journal, qui sortait l’information en milieu de journée heure française, parle d’une somme de 234 milliards de dollars. AIG n’a, de son côté, pas confirmé le montant.

Cependant, l’assureur affirme avoir prévenu dès le 14 mars des risques de démissions des deux responsables, encore actuellement en poste jusqu’à l’arrivée de leurs successeurs. De plus, AIG souligne même qu’aucun risque ne pèse réellement sur les institutions financières puisque la transition doit se faire de façon « ordonnée » et donc sans rupture de contrats de ses produits dérivés.
Reste qu’une nouvelle fois, l’ex-premier assureur mondial pollue la finance international avec une situation qui paraît mal maîtrisée.

(Avec AFP)


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