Edito : Bonne année, assurément

Assurément, nous vous souhaitons une très bonne année 2010.

Assurément, vous serez une nouvelle fois en rapport avec l’assurance. Maison, voiture, moto, vacances d’hiver et vacances d’été, enfants scolarisés, les sujets sont nombreux. En cette période de vœux, nous serions d’ailleurs tentés de vous souhaiter « une bonne santé ». Ça tombe bien, la santé est l’une des clefs de l’assurance en 2010.

Assurément, 2010 sera l’année de la dépendance. Vous n’en avez peut-être que très vaguement entendu parler, mais la dépendance est un enjeu majeur pour les assureurs. La raison est simple : une personne qui devient dépendante coûte très cher à la collectivité. Fin 2008, les charges de la dépendance s’élevaient à 25 Mds d’euros, soit 1,2% de l’ensemble de la richesse nationale, dont 19 Mds relèvent des finances publiques.

Assurément, l’Etat ne voudra pas rester seul face à ce gouffre financier, et va donc préparer un projet dans lequel les assureurs seront en bonne place, de façon à conserver des coûts constants. Avec une (nouvelle) assurance obligatoire, et une cotisation dès un âge jeune, les besoins d’une personne de plus de 75 ans pourraient être entièrement couverts pour ces dernières années de vie. Le seul mystère à ce propos tient toujours d’un éventuel report des débats à un horizon plus lointain et plus “utile” en termes politiques.

Assurément, les sociétés d’assurances comme les mutuelles sont sur les rangs et vont sortir, au gré de l’année, différents produits pour attirer les euros, les capitaliser, et les redistribuer… dans quelques années. Un bon moyen d’engranger des fonds et de trouver de nouveaux clients pour des assureurs las des batailles tarifaires sur l’assurance auto et de prestations en complémentaires santé.

Assurément, 2010 sera un bon cru pour l’assurance et un moins bon pour les assurés. Entre les hausses de cotisations et cet ajustement en préparation, les cotisations vont forcément prendre de plus en plus de place dans les budgets des ménages. Et il n’existe aucune assurance pour le maintien du niveau de vie, ou contre la baisse du pouvoir d’achat.


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