Edito : La Grèce, les assurances et vous

La Grèce va mal, depuis maintenant quelques temps, et tout le monde s’affole.
Enfin tout le monde, soyons honnête, un peu les marchés financiers, plus les Etats européens et beaucoup les Grecs eux-mêmes.

Pourtant, le malheur des uns faisant le bonheur des autres, et même s’il est de mauvais ton de se réjouir des difficultés du voisin, il faut reconnaître que tout cela va avoir un impact positif.

Car passée la dégringolade de l’Euro face au Dollar, les craintes d’une faillite géante du système et les répercussions sur les économies mondiales, il suffit de regarder l’intérêt, comme le font les marchés financiers.

La Grèce, comme un ménage très endetté, a du mal à trouver des crédits et à emprunter de l’argent. Une situation proche d’un conducteur avec un malus qui doit trouver un nouvel assureur. Les seuls qui veulent bien proposer de l’aide le font à des tarifs exorbitants.

La dette grecque est à vendre, et à des tarifs intéressant. Et la Grèce va donc, grâce à ses emprunts, redynamiser les finances de ses voisins européens, pendant que les Grecs, eux, et bien tant pis pour eux, se serreront la ceinture.

Et nous dans tout ça ?
Les banques françaises et les assureurs, se défendent d’être exposées et affirment avoir peu d’engagements (on dit d’expositions) en Grèce, ou au Portugal, en Irlande… bref, tout ces pays où l’argent placé directement dans les caisses de l’état par le jeu des obligations est rémunéré deux fois plus que dans les pays dits « solides »…

Les contrats d’assurance-vie des français, très portés sur les fonds en euros bien sécurisés et placés par les assureurs dans les obligations d’états, auraient pu connaître l’une de leur plus belle année si tous les assureurs, banquiers et investisseurs avaient massivement prêté à la Grèce à ce taux minimal de 5% par an.

C’est tout de même surprenant que ces intérêts facilement récupérables n’attirent pas nos banquiers et assureurs. Entre rassurer ces clients et gagner de l’argent, il semblerait qu’ils aient choisi leur camp… au moins en apparence.


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